Catastrophes naturelles : les mouvements de terrain, un risque sous-estimé

Les catastrophes naturelles consécutives que la France subit provoquent des dégâts à court terme, mais également sur le long terme. En effet, d’ici quelques années, des mouvements de terrain dans les sols argileux pourraient se produire et engendrer des millions d’euros de dégâts pour les propriétaires et les assurances habitation.

mouvements de terrain

Orages fréquents, violentes tempêtes, pluie de grêles de la taille d’une balle de golf, inondations extrêmes… La France ne déroge pas à la règle. L’ensemble des pays sont soumis à des épisodes réguliers de catastrophes naturelles.

Si les dégâts matériels sont facilement constatables puis, pris en charge par les différents assureurs, d’autres dommages sont moins visibles, notamment les mouvements de terrain.

Ces mouvements se forgent sur le temps. En effet, les évènements consécutifs de sécheresse et d’inondations ont pour conséquence de fragiliser les sols argileux. Lors d’une sécheresse, le sol perd toute son humidité et se rétracte tout doucement. Des fissures apparaissent progressivement. Puis, dès lors que des pluies torrentielles s’abattent, les sols argileux absorbent l’eau de manière presque instantanée. C’est là que les sols bougent et que les mouvements de terrain se produisent : c’est ce que l’on nomme le phénomène de retrait-gonflement.

L’Île-de-France, une des régions les plus touchées

Selon la DRIEAT (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports) de l’Île-de-France, cette région présente de nombreuses couches argileuses. De ce fait, elle enregistre des centaines d’épisodes de retrait-gonflement.

Dans l’est de la région, ce sont près de 350 000 maisons individuelles qui seraient concernées par ce phénomène et donc grandement fragilisées. Les dommages sont déjà constatables pour de nombreux habitants qui engagent des sommes faramineuses pour réparer et renforcer leur maison.

Les dégâts actuels et les prévisions climatiques pour les prochaines décennies font craindre aux propriétaires et aux assureurs habitation des coûts de réparation mirobolants. Pour l’Île-de-France, ils sont estimés à 32 millions d’euros.

Ces coûts seront probablement répercutés sur la prime d’assurance habitation, laissant craindre une hausse progressive pour ces prochaines années.