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Loyers impayés : et si on interdisait les expulsions en 2021 ?

La hausse vertigineuse du nombre de loyers impayés a de quoi inquiéter. Plusieurs associations réclament un moratoire sur les expulsions locatives pour l’année prochaine.

expulsion locative etudiant carton

La ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, a inauguré ce lundi 16 novembre un Observatoire des impayés. L’objectif : mieux comprendre et quantifier le phénomène des loyers impayés en France. Cette mesure lui a valu moqueries ou indifférence, car il est en effet compliqué d’avoir des données en temps réel, puisque les procédures pour impayés surviennent généralement après plusieurs mois.

Cet Observatoire est néanmoins un symbole de la tension qui s’accentue sur cette question. Comme nous le rappelions récemment, la crise sanitaire a provoqué une augmentation des impayés. L’Agence nationale d’information sur le logement (Anil) a enregistré une croissance des procédures de +15% depuis le début du confinement. Cela a alerté plusieurs associations, qui demandent des gestes forts.

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Une « trêve hivernale » pendant 4 saisons ?

« Si on ne fait pas quelque chose, on va vers la catastrophe l’année prochaine, annonce Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement. Il faut une année zéro en termes d’augmentation des loyers et une année zéro en termes d’expulsions locatives. » Cette demande reporterait à janvier 2022 toute possibilité d’expulsion des locataires, une sorte de prolongation sur quatre trimestres de la trêve hivernale.

Quelles que soient les mesures que prendra le gouvernement, il faudra mobiliser de l’argent public. La Fondation Abbé Pierre, bien connue pour son rôle dans l’accès au logement, estime qu’il faudrait accorder 200 millions d’euros à un fonds spécialisé dans le soutien aux locataires face aux impayés. Marie Rothhahn, juriste de la Fondation, analyse : « Beaucoup de personnes ont priorisé le loyer en rognant sur les autres dépenses ».