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Les impayés de loyers progressent depuis plusieurs mois

L’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil) a observé une nette augmentation des procédures pour impayés de loyers et expulsions chez les locataires du parc privé.

mauvais payeur fnaim

La crise sanitaire et le confinement ont eu des fortes incidences sur l’économie et l’on remarque aujourd’hui les effets concrets sur le marché de la location. Le baromètre de l’Anil publié le 5 novembre est particulièrement préoccupant. On remarque un niveau soutenu des sollicitations en lien avec les impayés de loyers, surtout pour les locataires du privé, pour lesquels la hausse est de +15% par rapport à 2019.

On peut même observer que ces démarches des locataires viennent en amont de l’impayé (sans même être mis en demeure par le bailleur). Ce qui signifie que les Français anticipent leurs difficultés de paiement. L’agence immobilière Imodirect a récemment publié une étude qui révèle que les relances de loyers (à J+1) ont augmenté de +83% sur leur parc locatif entre juin et octobre. Pour les relances à J+30, on note une hausse de +138%.

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Seule la location meublée est épargnée

L’Anil précise que les consultations pour impayés en phase amont se concentrent surtout dans 5 départements (13, 75, 76, 93 et 94). Les relances pour impayés de loyers, en revanche, ne concernent pas Paris et l’Île-de-France mais bien plus la province. En effet, elles sont de 18% à Paris, contre 21% pour les autres grandes villes et près de 27% pour la province hors agglomérations (données Imodirect).

Un spécialiste de la gestion locative de meublés, Lodgis, a déclaré à BFM Immo : « Un léger retard sur le paiement des loyers est constaté, sans que cela soit réellement significatif pour le moment. La location meublée traditionnelle est moins sujette aux impayés de la part des locataires. » Selon l’Anil, les problèmes de paiements devraient progresser encore en raison du contexte sanitaire et économique.