La part des femmes seules propriétaires augmente de +14%

Une étude montre que 45,03% des personnes qui empruntent seules sont des femmes, alors qu’elles représentaient à peine un tiers du total en 2017. Une tendance qui s’accentue grâce aux jeunes, en particulier.

femme proprietaire chien

Le marché de l’immobilier a été grandement freiné par la crise sanitaire, notamment pour les propriétaires isolés. Le courtier Empruntis a récemment dévoilé une étude montrant que le nombre d’emprunteurs seuls est passé de 43% en 2017 à 33% en 2021. Parmi ceux-ci, on observe une tendance : l’accroissement conséquent de la part des femmes emprunteuses. Elles sont même majoritaires dans la catégorie « moins de 30 ans ».

« On constate une vraie évolution dans le désir d’immobilier des femmes seules mais aussi dans leur passage à l’acte : +14% en quatre ans », commente Cécile Roquelaure, directrice des études et de la communication chez Empruntis. Les femmes seules qui ont un projet immobilier sont très largement célibataires (78%), loin devant les femmes divorcées (20%) ou les veuves (moins de 2%). Néanmoins, la part des divorcées augmente au détriment des célibataires.

40% des Françaises jugent le moment propice

Vient ensuite la question du projet. On découvre que 88% des propriétaires seules achètent leur habitation principale. La part des primo-accédantes progresse légèrement : de 73,89% en 2020 à 74,19% en 2021. Cette tendance est liée à l’augmentation de la part des propriétaires seules de moins de 30 ans. L’investissement locatif, lui, ne concerne que 9% des projets immobiliers de ces femmes.

Pour 40% des Françaises (étude SeLoger), le moment est propice pour se lancer dans un achat immobilier. Elles sont bien plus pessimistes que les hommes, en revanche, sur le succès de leur projet. Empruntis révèle qu’elles apportent en moyenne 10% de plus que les hommes, mais empruntent 10% de moins, en raison de leurs plus faibles revenus. Pour rappel, l’Observatoire des inégalités estime que les femmes gagnent 28,5% de moins que les hommes, car elles occupent des postes moins rémunérés et travaillent davantage à temps partiel.