En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. En savoir plus
Vous pouvez également consulter notre politique de confidentialité ici.

Immobilier : les abus des syndics de copropriété en hausse avec la crise sanitaire

Selon l’Association des responsables de copropriété (ARC), les abus de syndics se multiplient significativement depuis le début de la crise sanitaire. De nombreux témoignages évoquent ainsi des manquements à la législation et des frais en hausse exponentielle.

Copropriété

« On est en plein chaos. En plus de 35 ans d’activité, notre association n’a jamais recensé autant d’abus… Certains syndics profitent de la situation exceptionnelle liée au Covid pour s’affranchir de la loi et faire du business », a témoigné dans le journal Le Parisien, le directeur de l’Association des responsables de copropriété (ARC), Emile Hagège.

Chaque jour, l’Association est submergée par des copropriétaires mécontents. On retrouve en tête des griefs le sujet de la tenue des assemblées générales (AG). D’autant plus que depuis le 1er février, beaucoup de copropriétés viennent de se rendre compte que leur contrat avec leur syndic a pris fin, ce qui complique le quotidien des propriétaires et locataires.

Hausse des facturations illégales

Pour rappel, un grand nombre de copropriétés a vu le mandat de leur syndic se prolonger automatiquement en 2020, mais avait jusqu’au 31 janvier dernier pour mettre en place une assemblée et élire le nouveau syndic. Cependant, la plupart d’entre elles n’a pas pu le faire à cause de la crise sanitaire, d’où l’essor de cette tendance ces dernières semaines.

Par ailleurs, l’ARC souligne également une hausse de pratiques illégales facturées par le syndic aux copropriétaires. Elle donne comme exemple la facturation d’une étude sur l’organisation des AG dématérialisées pour plusieurs copropriétés d’habitations, ou encore la facturation du temps passé à répondre aux questions ou pour le dépouillement de votes par correspondance.