Location : près d’une annonce immobilière sur 2 est illégale à Paris

Selon une enquête réalisée par l’association CLCV sur plusieurs mois, 44% des annonces de location à Paris ne respectent pas la loi sur l’encadrement des loyers. Un mal touchant notamment les petites surfaces d’habitation.

immobilier ancien

L’encadrement des loyers a fait son grand retour l’été dernier dans le cadre de la loi Alur. Cependant, les mauvaises habitudes demeurent puisque 44% des annonces de location à Paris ne respectent pas cette mesure. C’est le résultat d’une enquête menée entre juillet et novembre 2019 et publiée vendredi par l’association de consommateurs CLCV.

Sur les 1 000 annonces passées au crible sur 13 sites internet, l’association remarque tout de même une amélioration par rapport à l’année précédente, alors que le plafonnement des loyers avait été arrêté. Ainsi en 2018, seulement 48% des annonces étaient légales, signe que la loi a « un impact sur le comportement des propriétaires ».

Crédits : CLCV

1 814€ de loyer en plus sur un an

Cependant, cette amélioration ne veut pas dire que les abus subis par les locataires sont moins présents. Selon la CLCV, « les loyers excèdent en moyenne de 151,21 € par mois le plafond autorisé, soit plus de 1 814 € à l’année ». Et ce n’est pas le pire, une des annonces avait même un dépassement de loyer de plus de 625€ (7 500€ sur l’année) par rapport au maximum l’égal.

Par ailleurs, cette enquête indique également que les studios sont les logements les plus touchés par ce phénomène. Moins d’une annonce sur 2 (48%) serait conforme au plafonnement des loyers dans la capitale, contre 65% pour les 4 pièces. C’est la raison pour laquelle la CLCV demande davantage de sanctions et une meilleure lisibilité des annonces sur les sites internet.