Plafonnement des loyers : vers un gel de la hausse à 3,5 % pendant un an ?

Le gouvernement souhaite plafonner la hausse des loyers à 3,5 % maximum, pendant un an. Le but : limiter l’impact de l’inflation habitation sur les locataires. Explications avec LeLynx.fr.

une main pose des maisons miniatures sur des piles de pieces

Un plafonnement des loyers pour atténuer les effets de l’inflation

Cette mesure sur le plafonnement des loyers intervient dans un contexte où l’inflation devient un sujet central pour les locataires. Ce dispositif nommé « bouclier loyer » a donc pour but d’atténuer les effets de la hausse des prix sur l’habitation. Il sera inscrit dans le projet de loi de finances rectificative que le Parlement doit voter cet été.

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, explique :

Après le bouclier énergétique […], nous mettons maintenant en place un « bouclier loyer ». […] On ne pourra pas dépasser les 3,5 %, alors que si on regarde aujourd’hui le niveau d’inflation, on pourrait avoir du 4 %, 5 %, 6 %. C’est bien une protection que nous garantissons aux Français.

Le ministre de l’Économie ajoute par ailleurs que cette décision relève d’une « solution équilibrée » qui prend en compte les contraintes des propriétaires et des locataires.

Le Conseil national de l’habitat (CNH), instance qui regroupe les acteurs du logement, doit rendre son avis sur cette proposition ce lundi 27 juin, en début d’après-midi.

Pas de gel des loyers prévu

Le gouvernement assure par ailleurs avoir écarté « un gel pur et simple des loyers ». En effet, les propriétaires sont également touchés par l’inflation avec l’augmentation des charges d’entretien ou les travaux de rénovation énergétique des logements, notamment. « Vouloir geler les loyers est une fausse bonne idée, car cela gripperait toute l’offre de logement » insiste le gouvernement.

Une augmentation des APL

Le gouvernement souhaite également revaloriser les APL pour aider les locataires qui en ont le plus besoin. Ainsi, ces aides personnalisées au logement devraient aussi augmenter de 3,5 % dès le 1er juillet. Cette hausse des APL représenterait un coût de 168 millions d’euros pour l’État.