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Encadrement des loyers : un premier bilan controversé

Premier bilan après 1 an d’existence du dispositif d’encadrement des loyers parisiens : la ministre du Logement satisfaite, les professionnels de l’immobilier peu enthousiastes.

Paris

En 2015, 30% des nouveaux emménagés à Paris ont bénéficié d’une baisse de leur loyer par rapport à l’ancien locataire. Ils étaient 20% en 2014 et seulement 7% en 2013, détaille le rapport de l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP), publié au mois de juillet. L’OLAP note également une hausse des loyers des logements non-meublés de 0,5%, son taux le plus bas depuis 2001.

« Ce dispositif est extrêmement positif et permet une régulation des loyers sans nuire au dynamisme du marché immobilier parisien », s’est réjouie Emmanuelle Cosse, la ministre du Logement. « C’est un outil de lutte contre les loyers abusifs, a-t-elle expliqué. On a vu, dans les années 2000, une spéculation folle sur le marché de la location ». En effet, les loyers franciliens ont subi une hausse de 38% entre 2000 et 2016, et de 73% dans Paris seul.

Seuls les nouveaux baux concernés

Jean-François Buet, président de la Fnaim, n’est pas aussi enthousiaste. Il explique que « l’encadrement ne concerne que les nouveaux baux, soit 15% du parc, et la baisse n’a donc touché que 5% des locataires ». D’après lui, « le dispositif a montré son inaction et les candidats à la location ont toujours autant de difficultés à se loger ».