Les loyers à Paris chutent en l’absence des touristes

En raison de la crise sanitaire, la demande a fortement baissé à Paris, ce qui entraîne inévitablement une baisse des loyers. Cette tendance concerne principalement les petites surfaces.

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Le mouvement est massif : à cause des cours à distance, de nombreux étudiants ont mis fin à leur bail et rejoint leur province natale. La demande a globalement baissé, allégeant ainsi la tension locative dans la capitale. Une étude de Locservice avait d’ailleurs révélé que le nombre de demandes par location avait chuté de 30% depuis le début d’année 2021.

Une plus faible demande implique donc une baisse des loyers, phénomène qui est observable dans tous les arrondissements parisiens, pour une moyenne de -2% au premier trimestre. Le loyer des studios demeure néanmoins très élevé, puisqu’il tourne autour de 881€/mois selon Locservice. Richard Horbette, directeur de cette entreprise, n’en revient pas : « C’est du jamais vu depuis que nous avons créé notre société ! »

Jusqu’à -5% dans les quartiers touristiques

Dans le détail, on remarque que les arrondissements qui enregistrent les plus fortes baisses sont les quartiers touristiques. En effet, les studios Airbnb qui accueillaient les touristes sont désormais délaissés. On note des baisses atteignant -4% à -5% dans les 2e, 3e, 6e et 7e arrondissements. A l’inverse, les trois arrondissements les moins chers de Paris (13e, 19e et 20e) restent stables en termes de loyers.

Pour Richard Horbette, l’encadrement des loyers n’a pas d’effets sur ces baisses, dues uniquement à la hausse de l’offre. « C’est plus efficace de remettre des locations Airbnb sur le marché traditionnel que d’encadrer les loyers, ce qui fait fuir les investisseurs. Les locataires ont repris le pouvoir à Paris ! » Un enthousiasme à relativiser, puisque cette accalmie doit son existence éphémère aux mesures sanitaires.