Près d’un jeune sur deux de moins de 30 ans vit chez ses parents

Les jeunes quittent le domicile familial de plus en plus tard. Près de 50% des 18-29 ans vivaient chez leurs parents en 2013.

Quitter le domicile familial se fait de plus en plus tard. D’après une enquête de l’Insee, en 2016, près d’un jeune de 18 à 29 ans sur deux (46,1%) vivait chez ses parents. Des chiffres en constante augmentation ces dernières années (+1,4 points depuis 2001). Dans les DOM, le taux de cohabitation entre jeunes adultes et parents est encore plus élevé, de l’ordre de 63,3%.

L’étude montre toutefois que la part des jeunes qui vivent chez leurs parents diminue continuellement avec l’âge, lorsque ces derniers ne sont plus étudiants et s’insèrent sur le marché du travail. Si 65% des jeunes adultes concernés par le phénomène ont entre 18 et 24 ans, ils ne sont plus que 20% entre 25 et 29 ans.

Des facteurs explicatifs

Les spécialistes évoquent 2 raisons principales pour expliquer ces départs de plus en plus tardifs du domicile familial : l’accroissement de la part des chômeurs sur ces 10 dernières années (+3,7 points) et l’accroissement de la part des étudiants chez les jeunes adultes (+3,1 points). Le taux de cohabitation est particulièrement élevé pour les jeunes dans ces situations (58,5% pour les chômeurs et 69,2% pour les étudiants).

Faire des économies et éviter de payer un loyer est évidemment l’une des raisons qui pousse les jeunes adultes à rester chez leurs parents. Au domicile familial, ils n’ont pas non plus à payer d’assurance habitation, car la plupart des contrats protègent automatiquement les occupants ayant un lien de parenté avec l’assuré.