Bailleurs : faut-il louer son logement vide ou meublé ?

Propriétaire d’un appartement, vous envisagez de le mettre en location ? L’une des premières décisions à prendre est de le louer avec ou sans meubles. Ça peut paraître accessoire, mais l’ajout de mobilier change beaucoup de choses au niveau de la rédaction du bail, du choix du montant du loyer, de la déclaration des revenus, de la gestion du bien… Pas de panique, votre comparateur d’assurances habitation est là pour compter les points positifs et négatifs des deux solutions.

Location meublée versus location nue : le match peut commencer.

Logement meublé : des avantages fiscaux mais une rentabilité à modérer

Louer meublé comporte de nombreux avantages, sans cela aucun propriétaire ne s’astreindrait à acheter du mobilier pour le seul confort des locataires. Le premier est fiscal : les revenus engendrés par la location sont à déclarer en tant que bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non comme revenus fonciers. Pour les petits appartements meublés (moins de 32600 € de loyer par an), c’est très avantageux : 50% d’abattement forfaitaire. Au-delà de ce seuil annuel, le régime réel s’applique et les charges sont déductibles : à chacun de calculer si ça reste plus rentable qu’une location meublée.

La rentabilité d’une location meublée peut paraître nettement supérieure à celle d’une location nue, du fait d’un loyer plus élevé et librement réévalué d’un bail à l’autre. Mais les charges sont également plus élevées et il ne faut pas se leurrer : un appartement au loyer excessif aura du mal à séduire les futurs locataires.

Autre avantage non négligeable : la possibilité d’alterner des baux d’un an (ou 9 mois si le locataire est étudiant) et des contrats de location saisonnière beaucoup plus rentables. Mais il faut souffrir pour être riche et l’enchainement des locataires demande beaucoup d’énergie et de temps en termes de maintenance et de gestion.

Logement vide : une gestion moins lourde mais des loyers réglementés

La location nue a pour principal intérêt d’être moins chronophage : les locataires restent plus longtemps (baux de 3 ans) et sont moins exigeants (loyers moins chers, pas de maintenance des meubles à garantir). En revanche, le risque de loyers impayés est plus élevé.

Si le logement vide est financièrement moins attrayant pour le bailleur (loyers plus bas et soumis à l’IRL, revenus fonciers), les charges sont nettement moins élevées, ce qui peut peser sur la balance de la rentabilité. Par ailleurs, le locataire doit prévenir de son départ 3 mois à l’avance, contrairement à un mois pour les meublés, ce qui limite le risque de vacance de location.

À noter enfin que l’idée selon laquelle il est plus difficile de se séparer d’un locataire lorsque le logement est vide est fausse : l’expulsion d’un occupant est tout aussi difficile dans un logement meublé et la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005 a nettement renforcé la protection des locataires.

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