Immobilier : les petites villes sont prises d’assaut

Les acheteurs immobiliers ont changé radicalement leurs villes-cibles. Ils sont désormais près de 50% à rechercher leur future habitation dans des communes de moins de 20 000 habitants.

couple achat maison

« C’est la revanche des petites villes », annonce BFM Immo, en découvrant les résultats de l’étude SeLoger. Les chiffres sont très évocateurs : en mai 2020, seuls 16% des acheteurs se tournaient vers les villes de moins de 20 000 habitants. Aujourd’hui, la part de ces acquéreurs a augmenté pour atteindre 48%, soit près d’un projet immobilier sur deux !

Dans le détail, on apprend que 33% d’entre eux visent une commune comptant de 2 000 à 20 000 âmes, contre 12% en mai dernier. Mais les zones rurales attirent aussi de plus en plus de nouveaux venus, avec 15% de futurs acquéreurs, contre seulement 4% un an plus tôt. La capitale, Paris, a connu une immense baisse d’attractivité : 4% d’intention d’achat en février 2021, soit une baisse phénoménale de -20%.

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Dans les grandes villes, le constat est le même : un désintérêt massif. Ainsi, les agglomérations de 60 000 à 10 000 habitants perdent -6 points pour atteindre 9% d’attractivité. Même les villes moyennes (20 000 à 60 000 habitants) se retrouvent boudées, puisqu’elles perdent -9 points pour représenter 19% des projets d’achat immobilier.

SeLoger observe que le travail à distance fait réfléchir de nombreux Français, qui sont 27% à envisager la localisation géographique différemment depuis la crise. La connexion internet devient un critère déterminant pour 54% des acheteurs. Les Franciliens qui quittent leur région sont désormais 25% à viser les zones rurales et 39% les petites villes. Au total, 53% des acquéreurs recherchent une maison (contre 46% en 2019). Pour conclure, on remarque un fort mouvement de désertification des villes et régions peuplées vers des zones plus rurales.