Propriétaire : vers la disparition de la garantie des risques locatifs (GRL) ?

Née il y a deux ans à peine, la garantie des risques locatifs pourraient bien vivre ses dernières heures. En effet, seuls 270000 propriétaires y auraient souscrit alors même que l’assurance loyers impayés classique aurait été choisie par un nombre trois fois supérieur.

Pour rappel, la garantie des risques locatifs est une assurance qui couvre le règlement des loyers impayés en cas de défaillance du locataire.

Quelle est la différence entre l’assurance loyers impayés et la garantie des risques locatifs?

Vous demandez-vous à juste titre.

L’assurance des loyers impayés est également une protection fournie au propriétaire dans le cas où son locataire ne pourrait plus payer son loyer. Toutefois, la différence entre ses deux dispositifs réside dans les conditions que le locataire doit réunir pour l’obtention de l’une ou l’autre de ces garanties:

  • Pour la GRL: les revenus du locataire doivent être 2 fois supérieurs au montant du loyer. Ce dispositif vise à favoriser l’accès au logement pour tous;
  • Pour l’assurance loyers impayés: le locataire doit toucher un salaire 3 fois supérieur au loyer et être embauché en CDI.

On aurait pu penser que la réticence à la souscription de la garantie loyers impayés était le fait des propriétaires en conséquence du manque d’information dont il disposait là-dessus.

Eh bien non, en fait. Selon Capital.fr, la raison de l’agonie précoce de cette garantie est à trouver du côté des compagnies d’assurance habitation. Seules 3 assurances habitation, DAS/MMA, Mutuelle d’Alsace Lorraine, CGI Assurances, ont signé la convention avec l’État pour distribuer cette garantie.

Du coup, les prix ont grimpé, rendant quasi impossible la souscription de la GRL pour les propriétaires. Pire encore, certains assureurs ont décidé d’y inscrire des conditions supplémentaires, et notamment l’impossible souscription dela garantie si le locataire est déjà installé.

Pour la survie de la garantie des risques locatifs, un amendement a été voté au Sénat. L’Assemblée nationale devra donc bientôt se prononcer.

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