Taux crédit immobilier : en hausse depuis début 2022

Les taux des crédits immobiliers avaient pourtant stagné jusqu’ici mais c’est bien une remontée (10 centimes de plus en moyenne par mois pour un prêt sur 20 ans) que l’on observe en ce début de mois de février ! Quelles informations retenir sur ce phénomène ?

crédit immobilier 2022

Le crédit immobilier : pris dans la tourmente de l’inflation

D’après différents barèmes reçus, plusieurs professionnels et courtiers sont d’accord sur ce point : les taux de prêts concernant l’habitation connaissent une augmentation d’environ 0,1% et ce, depuis le mois de janvier seulement ! En cause :

  • L’inflation, qui aurait bondi de 2,9 % en un an (chiffres de l’Insee) ;
  • L’augmentation de l’OAT 10 ans (Obligations Assimilables du Trésor), emprunts émis par l’État français pour son financement : le taux est désormais de 0,67 %, après avoir été négatif pendant plusieurs semaines.

Le troisième argument avancé par le président de Cafpi, cabinet de courtage en prêt immobilier, Olivier Lendrevie, à propos de la croissance des taux de crédits immobiliers, est surtout corrélé à la pandémie. Les ménages ont beaucoup mis de côté et n’ont pas endossé le rôle d’emprunteurs durant cette période. Les sommes utilisées par les banques pour financer les crédits immobiliers seraient pourtant issues de l’argent disponible sur les comptes de dépôt à vue et sur les comptes épargne.

Le livret A a été revalorisé dernièrement, passant de 0,5 % à 1 %, un coût supplémentaire pour les établissements bancaires.

Les taux en hausse et les conditions d’emprunt plus difficiles détournent-ils les emprunteurs de leurs projets ?

Pour rappel, depuis le 1er janvier 2022, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a mis en place de nouvelles mesures :

  • Le taux d’effort des emprunteurs de crédit immobilier, c’est-à-dire le rapport entre les revenus annuels et les charges annuelles d’emprunt, est limité à 35 % ;
  • La durée de remboursement est de 25 ans avec deux ans de différé maximum.

Mais, les professionnels du secteur veulent se montrer rassurants. Premièrement, ils pensent que la hausse ne va pas perdurer. Elle ne devrait en tout cas pas dépasser 20 à 30 centimes de plus qu’en 2021.

De plus, les courtiers ne remarquent pas « une réelle inversion de la tendance ». Les taux n’ont pas encore assez augmenté pour qu’un impact sur le marché dans sa totalité soit mesuré. Il semblerait que le secteur de l’immobilier reste, encore et toujours, une valeur sûre pour investir, surtout en période de post-pandémie.