Prêt immo : des conditions d’octroi plus contraignantes dès 2022

Les Français auront plus de difficultés à souscrire un crédit immobilier dès 2022. En effet, à partir du 1er janvier prochain, les banques seront soumises à d’importantes contraintes, limitant l’endettement des particuliers, et donc l’octroi de prêt pour financer l’achat d’un bien. Explications.
 

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Rendues officielles par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) ce mardi 14 septembre, les nouvelles contraintes imposées aux banques en matière de prêt immobilier sont loin de faire l’unanimité. De fait, elles constituent un obstacle pour de nombreux candidats à l’achat.

Parmi les mesures entrant en vigueur cet hiver, on peut citer :

  • Un plafond d’endettement maximal fixé à 35% des revenus disponibles de l’emprunteur. Ce plafond inclut l’assurance emprunteur ;
  • Une durée de prêt limitée à 25 ans. Quelques exceptions permettent d’allonger cette durée, mais elles sont soumises à des conditions très précises.

Les banques devront impérativement respecter ces limites, sous peine de sanctions. Celles-ci pourront leur être infligées en cas d’octroi de prêt non-conforme.

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Quels impacts sur l’octroi des prêts aux Français ?

Certes, de nombreuses banques appliquent déjà des limitations de ce genre. Elles doivent en effet s’assurer de la capacité des emprunteurs à rembourser leur crédit, tout en conservant de quoi vivre.

Cependant, la généralisation de ces pratiques devrait définitivement signer l’arrêt de mort des possibilités d’emprunt immobilier des particuliers à faibles revenus, ou ne possédant qu’un apport limité.

Ces derniers ne seront d’ailleurs pas les seuls impactés : la future restriction du taux d’endettement à 35% constituera également un obstacle à l’emprunt pour les foyers plus aisés. Ainsi, ceux qui souhaitent s’endetter à plus de 35%, et qui possèdent un reste à vivre confortable, n’en auront également plus la possibilité.