Assurance crédit : le dispositif loi Hamon encore peu utilisé

 

Depuis 2014, la loi Hamon permet aux acquéreurs immobiliers de changer d’assurance emprunteur dans l’année suivant la signature du contrat. Pourtant, peu de souscripteurs profitent de cette opportunité.

Assurance emprunteur et loi Hamon

Selon l’Association professionnelle des intermédiaires en crédit (APIC), 54,3 % des banques refusent un prêt sans assurance groupe.

Indispensable pour obtenir un crédit immobilier, l’assurance emprunteur permet de garantir les remboursements du prêt en cas d’incapacité de travail, d’invalidité ou de décès. Si elle ne peut pas être résiliée à son échéance annuelle, la loi Hamon permet toutefois de résilier l’assurance emprunteur dans l’année suivant la signature du contrat, à condition d’opter pour une autre assurance offrant les mêmes garanties. Mais seuls 15 % à 20 % des acquéreurs choisissent de faire assurer leur prêt par une assurance qui n’est pas imposée par leur banque.

Le prix d’une assurance emprunteur groupe, négociée pour tous les clients par la banque qui accorde le prêt immobilier, peut représenter jusqu’à 30 % à 40 % du coût total du crédit. Changer d’assurance permet de réaliser des économies conséquentes, surtout pour les profils les plus jeunes et présentant le moins de risques. Ainsi, un emprunteur de moins de 35 ans peut économiser environ 5 % d’un prêt conclu sur 20 ans. Mais la loi Hamon peine à renverser le modèle actuel : les assurances de groupe des banques représentent encore 88 % du marché de l’assurance emprunteur, d’après une estimation de Metlife.

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