Virus : les animaux ne jouent pas de rôle dans la propagation selon l’Anses

Les animaux ne jouent pas de rôle dans la transmission du coronavirus à l’Homme, selon un rapport de l’Anses. Mais certaines espèces peuvent toutefois être réceptives au virus, d’où l’importance de respecter les règles d’hygiène.

chat

Ce week-end, l’abattage d’un millier de visons dans un élevage en Eure-et-Loir a généré des inquiétudes. Que les propriétaires d’animaux de compagnie ou d’élevage se rassurent. Selon une étude de l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), les animaux ne jouent pas de rôle dans la propagation du coronavirus.

« A ce jour les animaux domestiques et les animaux sauvages ne jouent aucun rôle épidémiologique dans le maintien et la propagation du SARS-CoV-2 en France », a confirmé l’organisme, qui avait déjà publié une étude similaire lors de la première vague de l’épidémie. La diffusion du virus résulte d’une transmission interhumaine par voie respiratoire.

Rester vigilant

L’Anses signale toutefois que certaines espèces peuvent être réceptives et/ou sensibles* au virus. Par exemple : les chiens et les lapins sont réceptifs. Les chats, les furets, les visons, les hamsters ou encore les tigres, lions et pumas en captivité y sont sensibles et réceptifs. L’Anses conseille donc « d’être particulièrement vigilant vis-à-vis de situations impliquant des contacts entre l’Homme et les espèces réceptives (chats, visons…), dans des conditions de densité importante d’animaux, et de promiscuité animal-Homme particulièrement en milieu clos ou confiné ».

En cas de contact avec un animal réceptif, il convient d’appliquer des mesures d’hygiène strictes :

  • Se laver les mains après avoir touché l’animal ;
  • Se laver les mains après avoir entretenu sa litière ;
  • Eviter les contacts étroits au niveau du visage ;
  • Porter un masque en cas de manipulation de l’animal.

*D’après l’Anses, la réceptivité est la capacité d’une espèce animale à héberger le virus sans forcément développer de symptômes. La sensibilité est la capacité de l’espèce animale à exprimer des signes cliniques et/ou des lésions dues au virus.