Abandonner sa voiture pour l’autopartage, c’est possible

Une étude a montré que l’autopartage permettait de déshabituer les gens à utiliser des voitures individuelles. Cependant, la même étude montre que cette pratique est encore trop marginale.

Autopartage

Voilà une étude qui pourrait donner raison à la loi Mobilités. Les alternatives à la voiture individuelle sont nombreuses et efficaces mais certaines n’ont encore convaincu qu’une poignée de gens. Le bureau de recherche 6t a dévoilé ce jeudi une étude sur l’autopartage « en boucle », qui fait partie de ces alternatives marginales mais bénéfiques.

L’autopartage « en boucle », c’est quoi ? Une entreprise met à disposition de ses clients et abonnés une flotte de voitures. Chaque véhicule est lié à une station où l’on peut le prendre et où l’on doit le rendre. Ce n’est donc pas l’équivalent de l’autopartage en libre-service comme Autolib, par exemple, où l’on peut garer sa voiture où l’on désire.

Réduire le parc de 20 000 voitures

L’étude de 6t montre que 68% des « autopartageurs » ont arrêté d’utiliser leur voiture particulière grâce à ce système. Parmi ces convertis, 77% estiment que l’autopartage était suffisant pour tous leurs besoins. Les « autopartageurs » ont, de toute façon, une solution pour les trajets quotidiens. A Paris, 52% utilisent les transports en commun ; en province, 42% prennent leur vélo. L’autopartage est donc surtout vu comme une alternative ponctuelle pour un week-end, entre autres.

Le rapport conclut que le parc automobile peut être réduit de 12 500 à 20 000 voitures grâce à l’autopartage, ce qui n’est rien face aux 32 millions de véhicules immatriculés en France. Nicolas Louvet, fondateur de 6t, a une solution : « La poursuite des politiques contraignant l’usage des voitures dans les centre-villes est un levier efficace pour développer l’autopartage ».