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Voitures électriques : collaboration franco-allemande pour la batterie

Les ministres de l’Economie français et allemand se sont rencontrés pour lancer le projet d’Airbus de la batterie automobile, pour concurrencer la Chine.

Batterie à flux

Quand il s’agit d’économie, l’Europe avance toujours plus vite. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a reçu au début du mois son homologue allemand, Peter Altmaier, pour mettre sur pied le projet d’Airbus de la batterie. L’objectif ? Investir dans un consortium pour que l’UE produise des batteries pour les voitures électriques.

Jusque-là, le marché est totalement contrôlé par la Chine, qui capte 90% des parts. Le commissaire européen à l’Energie, Maros Sefcovic, estime qu’il faut se dépêcher : « Le temps presse si nous voulons que notre production soit en place dans quatre à cinq ans ». Près de 5 à 6 milliards d’euros vont être investis, dont 1,2 par la France et l’Allemagne.

Relancer l’industrie automobile

Le Slovaque Maros Sefcovic est conscient des enjeux : « Selon l’industrie auto, nous avons douze mois pour montrer que nous en sommes capables ». Avant 2020, un site pilote devrait voir le jour en France, ce qui créerait 200 emplois dans un secteur encore phagocyté. Projet suivi de l’ouverture d’une usine avant 2023. Le Maire veut briser la dépendance « aux importations des Etats-Unis et de la Chine ».

Dans le consortium, 4 milliards d’euros seront investis par des groupes privés, comme Siemens, Total ou Solvay. Le groupe PSA étudierait actuellement une éventuellement participation, tandis que certains pays (Finlande, Autriche, Italie) voudraient faire partie de l’aventure. Un projet voulu à la hauteur de celui d’Airbus, mais qui n’inquiète pas la Chine, qui envisage de produire 1,2 million de véhicules électriques par an avant 2025.