Interdiction du diesel : une ville dit non par référendum

La population d’Illkirch était invitée à se rendre aux urnes pour donner son avis sur l’interdiction des véhicules diesel dans la Métropole de Strasbourg. Le « non » l’a emporté à 90,35%.

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Illkirch, ville de 27 000 âmes située en Alsace, a dû retourner aux urnes deux semaines seulement après les élections régionales et départementales. L’objectif de ce référendum : se prononcer sur le bannissement des voitures diesel dans la Métropole de Strasbourg. En effet, une interdiction est programmée à horizon 2028.

Le résultat de ce vote est largement en défaveur de la décision de la Métropole, puisque le non recueille 90,35% des voix. Seuls 9,65% des votants ont soutenu l’interdiction du diesel. Le maire d’Illkirch, Thibaud Philipps, était du côté des opposants au projet, indiquant que si on interdisait le diesel, trois quarts des habitants de sa ville ne pourraient plus utiliser leur voiture.

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Un refus qui n’aura pas d’impact

Il a ainsi fait entendre sa voix auprès de France Bleu : « On sent qu’il y a une forte mobilisation des personnes qui voulaient dire leur insatisfaction quant à ce calendrier présenté par l’Eurométropole ». Prenant acte de la volonté populaire, il s’est engagé à ne pas signer l’arrêté d’interdiction des véhicules possédant la vignette Crit’Air 2, soit tous les diesels. Et il espère que d’autres villes suivront.

Si ce référendum peut être vu comme un rejet massif des restrictions de circulation, il faut tout de même le nuancer : seulement 14,93% des personnes inscrites sur les listes électorales se sont rendues aux urnes. Se basant sur cette abstention très importante, la Métropole de Strasbourg indique que ce vote ne remettra pas en cause la mise en place des interdictions dans la ZFE, et rappelle qu’il s’agit d’une obligation légale de la loi Climat.