8 Etats européens exigent un cadre pour la fin des voitures thermiques

L’Union européenne n’a pour le moment pas pris de mesures d’interdiction des voitures diesel ou essence. Plusieurs pays demandent un calendrier et un cadre pour contraindre les gouvernements à interdire les carburants fossiles rapidement.

voiture diplomate europe ue

La France a déjà fixé son propre agenda pour transiter de l’automobile fossile vers l’automobile propre. La loi Mobilités prévoit en effet l’interdiction de la vente des véhicules essence et diesel dès 2040. Cependant, malgré les engagements pris par la plupart des gouvernements européens, certains Etats veulent avancer à marche rapide, voire forcée.

Huit pays membres de l’Union européenne ont en effet cosigné une lettre adressée à la Commission, réclamant des normes restrictives, un cadre légal et un calendrier pour planifier cela à l’échelle communautaire. Parmi les signataires, on retrouve les Pays-Bas, le Danemark, la Belgique, l’Irlande, la Grèce, la Lituanie, Malte et le Luxembourg. Pas d’Etat avec un réel poids politique, donc, tandis que les piliers de l’UE tablent eux sur 2050 pour la sortie collective du thermique.

Chacun son planning

Plus précisément, la lettre envoyée par un député européen néerlandais demande de « durcir les standards d’émissions de CO2 significativement pour accélérer la transition vers la mobilité zéro émission ». Les huit pays réunis pour cette requête veulent que la Commission soit « encouragée à présenter une évaluation et une date de sortie » précise des voitures particulières à moteur thermique.

Pour le moment, chaque pays suit son propre calendrier : la précoce Norvège mise sur 2025 ; l’Islande, la Slovénie, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas ou encore l’Irlande programment l’interdiction à 2030 ; l’Ecosse en 2032 ; le Royaume-Uni en 2035 ; tandis que la France et l’Espagne ont annoncé une sortie en 2040. Et même au sein des Etats, certaines régions ou villes ont pris des directions opposées. Paris a fixé 2024 comme échéance, Lyon en 2026, alors que d’autres métropoles n’ont encore rien décidé.