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Bientôt des taxis amateurs dans les zones rurales françaises ?

Des taxis amateurs pourraient bientôt être autorisés à transporter des passagers contre rémunération. Si la mesure sera limitée aux zones rurales en déficience de transports en commun, elle suscite déjà des réactions.

taxi

Un nouveau type de chauffeur pourrait voir le jour prochainement. Comme le rapporte le journal Les Echos, dans le cadre de la Loi d’orientation sur les mobilités (LOM), le gouvernement songe à autoriser des taxis amateurs à transporter des clients dans leur auto contre rémunération. Le but ? Lutter contre les « zones blanches en matière de transports », pour reprendre les mots de la ministre Elizabeth Borne.

Les chauffeurs amateurs devront respecter un certain nombre de règles pour exercer leur activité :

  • Se procurer une autorisation individuelle auprès des autorités locales ;
  • Posséder un casier judiciaire vierge ;
  • Ne pas dépasser un plafond annuel de rémunération, non défini pour le moment. Le tarif des courses demeure également dans le flou à ce stade des discussions.

Des réactions mitigées

Sans surprise, les chauffeurs professionnels redoutent une concurrence déloyale. Une possibilité nuancée par le gouvernement, qui rappelle que ces taxis amateurs seraient uniquement autorisés dans les « territoires ruraux à faible densité de population », qui pâtissent d’un manque de transports publics collectifs.

La nouvelle a en revanche été mieux accueillie par certaines associations. François Carly, directeur de l’association Défi mobilité (Pas-de-Calais), estime qu’il s’agit d’une « bonne idée qui pourrait intéresser de nombreuses personnes ». Même enthousiasme pour l’association des maires ruraux de France, qui rappelle que « 98% de la mobilité en milieu rural est liée à l’usage de véhicules individuels ».