Les garages bientôt obligés de proposer des pièces d’occasion

 

A partir du 1er janvier 2017, les garagistes seront contraints de proposer systématiquement à leurs clients la possibilité d’utiliser des pièces détachées d’occasion lors de la réparation de leur véhicule.

Pièces d'occasion

Un décret, publié au Journal officiel le 31 mai et signé par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, prévoit qu’un garagiste donne le choix à son client entre une pièce de rechange neuve issue de son catalogue ou des pièces d’occasion issues de véhicules hors d’usage qui auront été vérifiées à l’avance dans des « centre de véhicule hors d’usage », au nombre de 1 700 agrées dans l’Hexagone.

Philippe Bodenez, conseiller technique auprès de Ségolène Royal, précise qu’« en revanche, ils ne pourront pas proposer certains organes mécaniques ou électroniques d’occasion comme un airbag recyclé, une crémaillère de direction ou des plaquettes de frein ».

 Favorable au pouvoir d’achat

Ce nouveau décret est une aubaine pour les consommateurs, qui pourraient bénéficier de réductions de tarifs pouvant aller de 50% à 90%. « L’utilisation de pièces de rechange automobiles est favorable au pouvoir d’achat des ménages du fait de leur prix de vente attractif », souligne Ségolène Royale.

Les constructeurs bénéficiaient jusque là largement de la vente des pièces détachées neuves et ont jusqu’au début de l’année 2017 pour s’organiser. « Bien sûr qu’ils auraient préféré continuer à vendre des pièces neuves, mais ce décret est aussi une opportunité pour eux, estime le consultant automobile indépendant Didier Laurent. On verra peut-être apparaître d’ici quelques mois des pièces d’occasion labellisées et contrôlées par les constructeurs. »

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer

Revoir mes dernières offres