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Pièces détachées : il n’y aura pas de libéralisation du marché

La loi Mobilités prévoyait l’ouverture à la concurrence du marché des pièces détachées. Le Conseil constitutionnel vient de censurer cette mesure.

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait promis de s’attaquer à la question du pouvoir d’achat des Français. C’est dans cette visée que le gouvernement voulait briser le monopole des constructeurs automobiles sur les pièces détachées. En effet, une ouverture à la concurrence de ce marché permettrait une baisse de 6% à 15% des prix.

Sécurité et réparations automobiles (SRA) a réalisé une étude indiquant qu’entre 2016 et 2019, le prix des pièces détachées a augmenté de 19% ! Au-delà de l’allègement du budget auto, la diminution des coûts des pièces de qualité équivalente pourrait avoir un impact positif sur la prime d’assurance auto. En effet, chaque année les Français dépensent 500€ en remplacement de pièces, ce qui gonfle les primes.

Une mesure aux oubliettes ?

La loi d’orientation des mobilités, entrée en vigueur le 1er janvier 2020, prévoyait donc cette ouverture à la concurrence. Cependant, le Conseil constitutionnel a censuré cette mesure juste avant la fin d’année dernière. L’Argus de l’assurance, pour sa part, se demande : « Le lobby des constructeurs automobiles l’a-t-il remporté ? »

Désormais, la mesure semble déjà oubliée. Le 5 février, elle n’a pas figuré non plus dans le projet de loi de simplification débattu au Conseil des ministres. Edouard Philippe, lui, continue de promettre un « projet de loi ou une proposition de loi venant d’un parlementaire », mais reste vague. Le ministre de l’Economie a indiqué ses craintes que le marché des pièces détachées soit accaparé par les étrangers.