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La fraude au compteur kilométrique dans le viseur des eurodéputés

Les députés européens souhaitent lutter davantage contre la fraude au compteur kilométrique. Une pratique qui touche 5 à 12% des véhicules et qui est lourde de conséquences, tant économiques qu’écologiques.

compteur kilométrique

A l’achat d’une voiture d’occasion, comment savoir si le kilométrage affiché au compteur est bien réel ? Pour éviter les arnaques, le Parlement européen souhaite durcir la lutte contre la fraude au compteur kilométrique. Les députés exigent en effet des mesures « obligeant les Etats membres à créer des obstacles juridiques, techniques et opérationnels destinés à empêcher la manipulation des compteurs ».

Pour remédier à ce problème, les députés suggèrent par exemple d’enregistrer les données des relevés obligatoires de compteurs lors des contrôles techniques et des visites dans les garages et ce dès la 1ère immatriculation du véhicule. Ils demandent également aux constructeurs automobiles de réfléchir à des solutions techniques pour empêcher la manipulation des compteurs.

Des conséquences financières et environnementales

D’après un rapport de l’eurodéputé allemand Ismail Ertug, entre 5 et 12% des voitures d’occasion auraient été trafiquées sur les marchés nationaux. Un chiffre qui peut même atteindre les 30 à 50% pour les automobiles vendues d’un pays à l’autre au sein de l’Union Européenne. Le préjudice économique de cette fraude commerciale est estimé entre 5,6 et 9,6 milliards d’euros par an.

Le rapport pointe également du doigt les conséquences environnementales de ces manipulations, puisque ces voitures au compteur abaissé sont plus polluantes qu’attendu. Se posent aussi des problèmes de sécurité, les révisions nécessaires une fois un certain kilométrage atteint ne pouvant pas être faites en temps et en heure.