Sécurité routière : les chiffres alarmants de l’usage du smartphone au volant

Téléphoner au volant, envoyer un SMS, voire télétravailler… les infractions en lien avec le smartphone n’en finissent pas d’avoir lieu alors même que les automobilistes disent être conscients des risques d’accident ! En 2020, 69 % des conducteurs admettaient utiliser leur téléphone alors qu’ils conduisaient.

Femme utilisant son téléphone au volant

Cette année, la 22e édition des journées mondiales sans portable a lieu du 6 au 8 février ! L’occasion de revenir sur les mauvaises habitudes des conducteurs, un peu trop accros à leur smartphone, même au volant de leur auto !

Des progrès technologiques… mais pas sécuritaires

Le baromètre Axa Prévention 2020 en atteste, les automobilistes utilisent de plus en plus leur téléphone dans la voiture. En 2004, ils n’étaient que 22 %. Aujourd’hui, les smartphones offrent tellement de possibilités que cela est devenu banal de jeter un œil à ses SMS, suivre un itinéraire ou regarder une vidéo dans sa voiture.

Plus alarmant encore, ils seraient 73 % à télétravailler (selon une étude de la Société des autoroutes et de l’est de la France).

Ces chiffres ne rassurent pas du tout la Sécurité routière lorsqu’on sait que l’acte d’écrire un message en conduisant multiplie par 23 le risque de causer un accident !

La raison commune de tous ces accidents : le défaut d’attention, soit le fait de mettre deux secondes de plus qu’un conducteur attentif à réagir… mais surtout à s’arrêter 54 mètres plus loin si vous roulez à 130 km/h !

Des répressions de plus en plus fortes

Il serait bien facile d’accuser le smartphone d’accaparer toute l’attention des automobilistes. En réalité, il est très difficile de savoir si le conducteur a utilisé une application ou s’il a essayé d’envoyer un message à l’instant où il subissait l’accident, même si le procureur de la République peut demander à voir les relevés téléphoniques auprès des opérateurs. C’est pourquoi les causalités évoquées lors de tels accidents de voiture sont de plus en plus élargies aux « téléphones et distracteurs ».

Avoir recours à son téléphone au volant n’est pas encore considéré comme une circonstance aggravante autonome, comme c’est le cas pour l’alcool, les drogues ou un excès de vitesse. Mais, les répressions sont en passe de se durcir !

Les droits à l’usage du téléphone en voiture rétrécissent :

  • Depuis 2015 : interdiction des oreillettes et du kit mains libres ;
  • Depuis 2020 : s’il y a infraction routière et que le conducteur tient le téléphone à la main, suspension du permis pouvant aller jusqu’à un an.

Même si la mortalité a baissé de 9 % en 2021 sur les routes par rapport à 2019, le déficit d’attention continue à alarmer les différentes associations routières.