Sécurité routière : les recommandations de la Cour des comptes

Malgré des baisses successives du nombre de morts sur les routes, la Cour des comptes estime que la sécurité routière stagne. Elle propose donc ses axes d’amélioration pour l’avenir.

La Cour des comptes a dévoilé jeudi 1er juillet un rapport sur l’efficacité des politiques de sécurité routière, qui selon elle ont atteint un plateau depuis 2013. Les auteurs préconisent une approche plus globale de la sécurité, et non une focalisation sur les comportements individuels des automobilistes.

Le premier point de ce rapport est positif : la mortalité routière a drastiquement diminué depuis 50 ans. En effet, déclarée grande cause nationale il y a près de vingt ans, elle est passée de 18 000 morts annuels en 1972 à 3 500 en 2019. Entre 2008 et 2013, notamment, cette réussite s’est accentuée, passant de 69,4 morts par million d’habitants à 52,2 morts. Mais depuis cette date, les indicateurs semblent figés et la France est passée du 7e au 14e rang européen.

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Faible présence des forces de l’ordre

La Cour des comptes estime que l’approche devrait être remise en question, car elle cible trop les comportements des usagers. Les contrôles de vitesse par radar ou l’abaissement des vitesses maximales autorisées ne sauraient être une réponse. En se basant sur les modèles des voisins européens, l’institution préconise donc une stratégie globale reposant sur la pédagogie et l’inclusion des collectivités territoriales, ainsi que de meilleures infrastructures routières.

Autre point d’alerte, la faible présence des forces de l’ordre sur les routes, due notamment à l’automatisation des contrôles et aux priorités nationales (terrorisme, crise sanitaire). Ce facteur ne permet pas de lutter contre l’usage de drogue et d’alcool au volant. Enfin, sur l’équilibre budgétaire, la Cour des comptes conseille davantage des plans quinquennaux définis par le Parlement que des mesures récurrentes décidées par l’exécutif.