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Sécurité routière : les plantes classées comme stupéfiants

Jihane Bensouda - mis à jour le

Il est interdit de conduire après avoir consommé de l’alcool ou après usage de plantes et substances classées comme stupéfiants. Quelles sont donc ces plantes que la loi interdit?

La loi et la conduite sous l’emprise des drogues

L’article L 235-1 du code de la route dispose que «toute personne qui conduit un véhicule ou qui accompagne un élève conducteur alors qu’il résulte d’une analyse sanguine qu’elle a fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants est punie de deux ans d’emprisonnement et de 4 500 euros d’amende». D’autres peines complémentaires peuvent venir alourdir la sanction telles que: la suspension du permis de conduire, la peine de travail général, l’interdiction de conduire d’autres véhicules terrestre motorisés ne nécessitant pas de permis, être obligé d’accomplir un stage de sensibilisation à la sécurité routière payé par l’automobiliste lui-même pour en citer quelques unes.

Le test initial peut se faire par un test urinaire ou salivaire et lors d’un contrôle de dépistage routier, la police et la gendarmerie ont à leur disposition des kits de dépistage salivaire de stupéfiants. Au cas où un automobiliste refuse de se soumettre au test salivaire, les forces de l’ordre conduisent l’automobiliste dans une structure médicale où un médecin procédera à un prélèvement sanguin. Si l’automobiliste persiste et refuse de se soumettre au test sanguin, il encourt les mêmes peines que s’il avait été testé positif.

Les plantes qui ne s’accordent pas avec la sécurité routière

Quand on parle de plantes classées comme stupéfiants, on pense directement au cannabis. Les effets négatifs sur les reflexes d’une personne qui prend le volant, après en avoir consommé, ne sont plus à démontrer et en même temps, les risques d’avoir un accident sont doublés.

Autre plantes auxquelles on y pense moins, mais qui sont également classées comme stupéfiants, sont les champignons hallucinogènes. Il est à noter que toutes préparations contenant ces champignons deviennent automatiquement des produits stupéfiants. En plus de ces plantes, l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a recensé une liste de substances et préparations classées comme stupéfiants, fixée par un arrêté ministériel datant du 22 février 1990.

La Mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la toxicomanie nous apprend que la famille des psilocybes, comprenant plus de 80 variétés, est la plus connue parmi les champignons hallucinogènes. D’autres plantes également classées comme stupéfiants, par leur nature hallucinogène, sont:

  • les plantes à mescaline ou cactus hallucinogènes, dont le peyotl, sont des plantes originaires d’Amérique centrale, de la famille des Cactacées, utilisées lors de pratiques chamaniques pour ses propriétés hallucinogènes dues à la présence de mescaline
  • la Salva Divinorium ou sauge divinatoire, originaire du Mexique, est utilisée chez les Indiens mazatèques lors des rites religieux car elle contient des salvinorines qui sont à l’origine des effets psychotropes
  • les solanacées, dont les espèces vireuses telles que le datura, la belladone, la mandragore, sont très répandues en Amérique du sud et Amérique centrale et utilisées pour leurs effets psychotropes car riches en alcaloïdes
  • l’ayahuasca: également riche en alcaloïde, c’est un breuvage à base de lianes consommée par des chamanes des tribus indiennes d’Amazonie pour entrer en transe
  • l’ibogaI: petit arbuste qu’on trouve en Afrique, dont les racines sont utilisées lors des rituels car elles contiennent de fortes quantités d’un alcaloïde hallucinogène appelée l’ibogaïne.

Il arrive que, lors des contrôles, la police ou la gendarmerie se retrouve face à un automobiliste ayant consommé à la fois de l’alcool et du cannabis. Il s’agira alors de polyconsommation qui est d’autant plus dangereuse car le risque d’avoir un accident mortel est alors multiplié par 15!

Votre assurance auto ne voit pas d’un bon œil la conduite sous l’emprise de produits licites (alcool) et illicites (les drogues) et en cas d’accident, votre assurance auto ne vous indemnisera pas.

Source: drogues.gouv.fr

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