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Conduire de nuit : redoublez de vigilance

Jihane Bensouda - mis à jour le

Éblouissement, appréciation faussée des distances de sécurité, rétrécissement du champ de vision. Conduire la nuit n’est pas sans danger. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que la conduite automobile de nuit représente moins de 10% du trafic automobile, 37% des blessés graves et 46% des tués le sont la nuit.

Comment expliquer ces chiffres ? L’œil humain est mal adapté à la perception de nuit. Qu’il s’agisse d’une personne accidentée sur le bord de la route ou d’un arbre en travers de la chaussée, c’est toujours au dernier moment que l’on voit l’obstacle. A la visibilité réduite s’ajoute le risque de somnolence et d’endormissement. C’est pourquoi le risque d’accident est 2 fois plus élevé la nuit que le jour.

Conduire de nuit

Certains apprécient de conduire de nuit pour la sensation de quiétude et d’infini, d’autres au contraire redoutent de prendre le volant à ce moment par peur de l’imprévu. Dans tous les cas, avec les jours qui raccourcissent en hiver, il n’y a pas le choix : il faut conduire de nuit.

Pourquoi notre vision de nuit est-elle moins bonne ?

Véhicule sur le bord de la chaussée ou automobiliste en panne. Tout le monde en a déjà fait l’expérience : lorsque l’on conduit de nuit, on ne perçoit les obstacles qu’au dernier moment, surtout lancé à toute allure sur l’autoroute.

Quels sont les risques ?

  • Une vision réduite. L’œil humain n’est pas équipé pour voir dans l’obscurité. La nuit, les contrastes habituellement perçus diminuent et la perception de ce qui nous environne se dégrade. De nombreux détails visibles le jour échappent à l’automobiliste la nuit.

Notre vision dépend de l’intensité de la lumière. Or, les phares des véhicules n’éclairent au mieux que sur 200 mètres et les feux de croisement sur 50 mètres. C’est bien peu de chose lorsqu’il faut parcourir plusieurs centaines de kilomètres la nuit.

  • Éblouissement. En conduisant la nuit, l’automobiliste est soit plongé dans le noir, soit ébloui par les lumières trop fortes des phares mal réglés des voitures venant d’en face. Au moment du croisement de deux véhicules, le conducteur peut être totalement aveuglé pendant quelques secondes.
    Sachant que 90% des informations nécessaires à une bonne conduite auto passent par la vue, on comprend alors le réel danger à prendre la route la nuit. Bien voir de jour comme de nuit et cela, dans n’importe quelles conditions météorologiques, est donc primordial.

Pourquoi les accidents de la route sont-ils plus graves la nuit ?

La nuit, les risques d’accident de la route sont largement accrus. Les chiffres de la sécurité routière montrent que le créneau le plus dangereux et le plus propice aux accidents graves se situe entre 4 heures et 6 heures du matin. Pourquoi ?

Quelques conseils pour éviter ces accidents

  • Gardez l’œil alerte ! Baisse de la vigilance, appréciation faussée des distances, présence d’animaux sauvages. Autant de facteurs qui, combinés entre eux, démultiplient le risque d’accidents. S’ajoutent les conditions de visibilité réduite la nuit et les brusques passages de la lumière vive des phares à la pénombre qui obligent l’œil à passer rapidement d’un contraste à un autre.
  • Respectez les limites de vitesse. Le trafic étant plus fluide et les routes dégagées, les automobilistes ont tendance à rouler plus vite la nuit. Pourtant, même avec une bonne acuité visuelle, le conducteur n’a pas les mêmes réflexes qu’en plein jour. Résultat ? La vitesse des véhicules est sous-estimée, les réactions tardives et les chocs frontaux plus courants.
  • Sorties de discothèques. Les retours de boîtes de nuit contribuent nettement à augmenter le chiffre des accidents de la route qui ont lieu la nuit. Principale victime? Les jeunes à plusieurs dans une même voiture. Pris dans le tourbillon de la fête et un sentiment de toute-puissance, les jeunes conducteurs sont plus enclins à prendre davantage de risques, sans tenir compte des dangers supplémentaires de la route la nuit. Dans de telles circonstances, un drame est vite arrivé…

Conduire de nuit : comment empêcher fatigue et somnolence ?

Conduire sur de longues distances est déjà laborieux, mais conduire de nuit peut s’avérer dangereux si l’on n’y prend pas garde. Fatigue et somnolence guettent tous les conducteurs automobiles, y compris les plus expérimentés. Apprenez à détecter les premiers signes de faiblesse pour vous arrêter à temps.

La conduite monotone : Trajet habituel, longue route linéaire, absence de passager. La conduite de nuit peut provoquer un sentiment d’ennui et un relâchement de l’attention. Voici quelques astuces pour retrouver une conduite attentive :

  • ouvrez la vitre et aérez le véhicule. L’air frais vous aidera à vous réveiller ;
  • si vous n’avez pas de passager à qui parler, écoutez la radio pour rester concentré ;
  • effectuez des pauses fréquentes de 10 à 20 minutes pour vous dégourdir les jambes ;
  • si vous en ressentez le besoin, arrêtez-vous sur une aire de repos pour dormir un peu. Sur autoroute, vous en trouverez tous les 15 à 20 km.

Quand la fatigue se fait sentir…

Paupières lourdes, picotements des yeux, bâillements répétés. Si vous conduisez de nuit à une heure inhabituelle, vous pouvez très vite ressentir une somnolence qui amoindrie votre vigilance sur la route. Pour limiter les risques d’assoupissement:

  • reposez-vous et évitez de partir après une journée de travail ;
  • prenez garde aux médicaments que vous absorbez et qui peuvent favoriser la somnolence ;
  • arrêtez-vous toutes les 2 heures, éventuellement pour dormir ;
  • passez le volant à un autre conducteur si vous en avez la possibilité ;
  • n’accélérez pas pour arriver plus vite et ne fixez pas d’heure d’arrivée.

A retenir : la nuit, redoublez d’attention et ralentissez dans les zones où la visibilité est limitée. Sachez adaptez votre éclairage et réduisez votre vitesse. Vous aurez de meilleures chances d’arriver à bon port sans tracas.