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Les contrôles routiers pourraient disparaître sur les applis d’aide à la conduite

Le gouvernement souhaite empêcher les automobilistes de signaler la présence des forces de l’ordre via les applications d’aide à la conduite. Une mesure pour maintenir l’efficacité des contrôles routiers.

application auto

Les applications d’aide à la conduite, comme Waze ou Coyote, permettent de trouver le bon itinéraire, d’éviter les bouchons… mais aussi de repérer la présence des forces de l’ordre. Une fonctionnalité que le gouvernement souhaite voir disparaître, selon une information relayée par Le Parisien.

En effet, le gouvernement envisage de contraindre les opérateurs à bloquer les signalements de contrôles routiers faits aux automobilistes. Le but : maintenir la « surprise », notamment en cas de recherche de criminels, de traque terroriste, d’alerte enlèvement ou encore de contrôle d’alcoolémie. D’après Le Parisien, un projet de loi a été soumis au Conseil d’Etat et devrait être présenté en décembre au Conseil des ministres.

Pas d’amende pour les signalements

Comme l’expliquait Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, à l’AFP, les utilisateurs pourront toujours signaler la présence de la police et ne seront pas verbalisés pour cela. « Quiconque garde le droit de signaler, […] et il n’y aura aucun brouillage. Tout ce qu’il se passe c’est que le message n’est pas répercuté aux autres utilisateurs ».

En revanche, en cas de non brouillage des signalements pendant un temps donné (de 3 à 24h), les sociétés qui fournissent le service s’exposeraient à des peines allant de 2 ans d’emprisonnement à 30 000€ d’amende. Sans surprise, la mesure a été saluée par la Ligue contre la violence routière. Sa présidente, Chantal Perrichon, regrette néanmoins que « les décideurs ne franchissent pas l’étape ultime d’interdire le signalement des forces de l’ordre pour quelque raison que ce soit ».