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Les préfets pourront imposer la pose d’un éthylotest anti-démarrage

Le ministère de l’Intérieur a décidé d’étendre ce dispositif automobile qui était mis à l’essai dans 7 départements. L’éthylotest pourra remplacer les suspensions de permis dans certains cas.

Les dangers de l'alcool au volant

Innovation de la sécurité routière, l’éthylotest anti-démarrage a été mis à l’épreuve dans plusieurs départements français : Manche, Nord, Drôme, La Réunion, Vendée, Finistère et Loiret. Après ces tests concluants, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a annoncé que le dispositif serait étendu sur tout le territoire.

Désormais, tous les préfets pourront imposer l’installation d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) à la suite d’un contrôle supérieur à 0,8g/L. L’automobiliste sanctionné devra conduire uniquement des véhicules possédant un EAD pendant six mois. Cette durée pourra être étendue jusqu’à 5 ans par la décision du tribunal correctionnel.

Les sanctions pour alcoolémie au volant sont prises en compte par les assurances auto. Elles peuvent prendre des mesures radicales comme la majoration de la prime, un fort malus, voire une résiliation du contrat.

Eviter la suspension de permis

C’est une alternative plus clémente à la suspension pure et simple du permis de conduire, une sanction qui bien souvent entraîne des difficultés économiques. Les conducteurs privés de permis et ayant un nécessaire besoin de prendre la route pour leur travail étaient en quelque sorte frappés d’une double peine.

Deux restrictions renforcent cette mesure : elle ne peut concerner que les conducteurs non-récidivistes, c’est-à-dire condamnés pour la première fois, et le contrôle ne doit pas dépasser 1,8g/L d’alcool dans le sang. Pour rappel, l’EAD empêche la mise en route du véhicule en cas d’alcoolémie.