Prix des autoroutes : vers une augmentation de 2 % en 2022

Mauvaise nouvelle à venir pour les conducteurs auto. Des chiffres du ministère des Transports rendus publics par l’AFP font état d’une augmentation des prix des principaux réseaux d’autoroutes. Elle devrait être de 2 % en moyenne et appliquée dès le 1er février 2022.

prix autoroute augmentation 2 % 2022

On se dirige vers une nouvelle augmentation des prix autoroutiers en 2022 pour les conducteurs auto. Elle ferait suite à celle de 0,44 %, début 2021. Si l’information reste encore à confirmer par le gouvernement, il est fort probable qu’elle soit effective dans les prochains mois. En effet, ces prix font l’objet d’une révision annuelle, en tenant compte de l’inflation et des travaux effectués sur les différentes autoroutes.

La hausse des tarifs concerne notamment deux réseaux autoroutiers, à savoir le réseau APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) avec + 2,05 % et ASF (Autoroute du Sud de la France) avec 2,19 % d’augmentation.  

Comment est fixé le prix des autoroutes en France ? Ce sont plusieurs entreprises qui régissent le réseau autoroutier, depuis la privatisation des autoroutes survenue dans les années 2000. Les entreprises en question échangent chaque année avec les pouvoirs publics afin de faire valider les tarifs des autoroutes par l’État.

Les discussions entre celui-ci et les sociétés concessionnaires donnent souvent lieu à des compromis, comme en 2019, où un plan d’investissement de plus de 3 milliards d’euros a été validé, en échange d’une hausse d’1,86 % des tarifs.

Des prix de l’autoroute en augmentation « mais pas plus que l’inflation »

Néanmoins, « les tarifs de péage au 1er février 2022 n’augmenteront pas plus que l’inflation » a précisé une source proche des concessionnaires. Si l’inflation n’était que d’1,2 % en juillet, elle a tutoyé les 3 % au mois de novembre en raison, entre autres, de la très forte hausse des prix de l’énergie.

Début 2019, quelques mois à peine après le début du mouvement des Gilets jaunes, le gouvernement avait réussi à obtenir une baisse de 30 % pour les conducteurs réguliers, à l’issue de « discussions intenses » avec les différentes sociétés d’autoroute.

Cette baisse n’a donc concerné qu’une partie des automobilistes, d’autant plus que le tarif des péages n’avait fait l’objet d’aucune révision comme cela avait été le cas en 2015. Le gouvernement estimant que le gel desdits tarifs aurait été rattrapé par une inflation encore plus importante dans le futur.