Sécurité routière : 3 239 décès, la mortalité au plus bas en 2019

La mortalité routière a atteint son niveau le plus bas en 2019. Le gouvernement y voit notamment les effets du passage aux 80 km/h sur les axes secondaires.

Si la mortalité routière demeure toujours trop élevée, elle a atteint son niveau le plus bas en 2019. Selon les estimations de l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière), 3 239 personnes sont décédées sur les routes de France métropolitaine en 2019. Un chiffre en baisse de 0,3% par rapport à 2018, qui était jusqu’alors la meilleure année de référence.

A noter que la baisse de la mortalité profite à presque tous les usagers de la route. Elle a en effet diminué pour les automobilistes (1 621 décès, soit 16 de moins qu’en 2018), les deux-roues motorisés (747 décès, 12 de moins) et les camionneurs (38 décès, 6 de moins). Une note noire tout de même au tableau, la mortalité des cyclistes en hausse (184 décès, soit de 9 de plus) et celle des piétons (472 décès, soit 1 de plus qu’en 2018).

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L’impact du passage aux 80 km/h ?

Lors d’une allocution donnée à Janvry (Essonne) ce samedi 1er février, le ministère de l’Intérieur Christophe Castaner a évoqué le recul de la mortalité sur les routes françaises comme « le résultat d’une politique volontariste » du gouvernement et a défendu l’abaissement de la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires, en place depuis juillet 2018.

Selon le ministre, en prenant en référence les 5 années avant la mise en place des 80 km/h, on estime que 336 vies ont été sauvées depuis le 1er juillet 2018. Au total, « 211 vies supplémentaires l’ont été en 2019, par rapport au chiffre que nous connaissions pour 2018 », a ajouté Christophe Castaner.