Vers des feux tricolores sur les autoroutes de France ?

 

Les feux rouges vont-ils apparaître sur l’autoroute ? Déjà à l’essai en Île-de-France, ce concept pourrait se généraliser dans les prochaines années dans le but de fluidifier la circulation sur les grands axes routiers.

Feu rouge

Installer des feux tricolores sur les autoroutes n’est pas une idée nouvelle. Déjà expérimentée dans l’Est de la région Île-de-France entre 2007 et 2010, elle est de nouveau à l’essai depuis le mois de décembre sur 34 bretelles d’accès aux autoroutes du Sud et de l’Est franciliens : Anthony, Rungis, Cachan, Fontenay-sous-Bois ou Noisy-Le-Grand. Une expérimentation qui touche donc les autoroutes A4, A6 et A86.

Les premiers résultats sont prometteurs d’après la Dirif (Direction des routes d’Île-de-France) qui précise qu’en périodes de pointe, on observe :

  • un gain de temps de trajet de 15% ;
  • une vitesse moyenne accrue de 10km/h ;
  • un risque d’accident réduit de 20% ;
  • réduction de 30% des émissions polluantes.

Il est actuellement prévu que 75 bretelles d’autoroutes franciliennes soient équipées de feux similaires d’ici 2018, tandis que les 34 bretelles déjà opérationnelles, seront progressivement conformées aux dispositions de régulation du trafic.

Le fonctionnement du système de régulation

Le système de régulation consiste dans l’installation de :

  • capteurs permettant de mesurer l’état du trafic en temps réel ;
  • feux tricolores au niveau des bretelles d’autoroute.

A l’inverse des feux de circulation classiques, ceux-ci réagissent à différents cas de figure :

  • le feu est vert lorsque le trafic est fluide ;
  • le feu est rouge si des bouchons sont en train de se former.

L’attente au niveau d’un feu rouge ne peut cependant pas excéder 30 secondes, prévenant ainsi la formation de bouchons jusqu’aux rues des agglomérations proches.

Feux tricolores autoroute

© Direction des routes d’Île-de-France

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer