Automobilistes : de moins en moins de morts sur les routes de France ?

La Sécurité Routière a annoncé 8% de morts en moins sur les routes métropolitaines au mois d’août 2021, si l’on compare l’année 2021 avec l’année 2019. Doit-on en conclure que les conducteurs sont plus prudents ou doit-on miser sur moins de circulation d’automobiles cette année ?

Une tendance en dents de scie à cause de la pandémie

Les chiffres qu’a révélé la Sécurité Routière se veulent rassurants si l’on compare 2019 et 2021 (-8% d’accidents mortels), mais repartent à la hausse si l’on met en relation l’année 2020 et l’année 2021 (+10% d’accidents mortels).

Ce changement s’explique avant tout par les conséquences de la pandémie : les routes ont été beaucoup moins empruntées par les Français en 2020, l’on parle même de record. De plus, les conducteurs ont opéré beaucoup de transformations sur leurs habitudes de conduite pendant ces quelques mois, cherchant à optimiser leurs déplacements au maximum.

Le trafic reprend donc son cours en 2021 : on observe 30% de trafic supplémentaire sur tous les week-ends du mois d’août 2021 par rapport à 2020.

Les accidents de la route : aussi nombreux qu’avant la crise sanitaire

Les accidents de la route seraient le miroir de la reprise de l’activité et de la mobilité sur le territoire. Ainsi, en 2021, 24 cyclistes ont trouvé la mort sur les routes (21 en 2020) et 19 personnes sont décédées dans un accident de voiture en Outre-Mer (15 en 2020).

Beaucoup de Français ont en effet privilégié l’automobile, pour se déplacer de façon individuelle sans craindre une contamination du Covid-19. Ce mode de transport est pourtant particulièrement propice aux accidents, notamment en milieu rural.

4 accidents mortels sur 5 ont lieu hors agglomération.

Par exemple, dans la Loire, 18 victimes se trouvaient à bord d’un véhicule léger en 2018, c’est-à-dire une voiture dont le poids ne dépasse pas 3,5 tonnes, entrant dans les catégories de tourisme, particulier, de société ou utilitaire.

Les facteurs de mortalité, quant à eux, ne changent pas, avec un taux d’accident plus important la nuit :

  • Vitesse excessive et inadaptée (36%) ;
  • Consommation d’alcool (32%) ;
  • Prise de stupéfiants (32%).