En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus et vous proposer des services adaptés. En savoir plus

Alerte sur l’état désastreux des infrastructures routières françaises

Un rapport du sénat récemment publié met en lumière le très mauvais état des infrastructures routières du pays et alerte sur les investissements décroissants de la part de l’Etat pour l’entretien des routes.

Mauvais état des routes

La durée de vie optimale des couches de surface d’une route est entre 8 et 15 ans en fonction du trafic.

Les routes de France sont-elles en bon état ? D’après un rapport publié par le sénat, c’est loin d’être le cas. Selon l’auteur du rapport, le sénateur Hervé Maurey, « une tendance à la dégradation du réseau routier national non concédé et du réseau autoroutier a été observée ces dernières années ». En effet, la proportion du réseau autoroutier dont l’état est plus ou moins dégradé a augmenté, de 5% à 16% entre 2011 et 2013.

Un état des routes en déclin, qui « peut sembler limitée pour l’instant », note Hervé Maurey,  pour qui il est nécessaire de passer à l’action « pour éviter la détérioration de ce patrimoine et l’augmentation de ses coûts d’entretien ».

Le rapport fait suite à une table ronde sur l’état des infrastructures routières et autoroutières le 8 février 2017 en présence des gestionnaires des réseaux routiers (Etat, sociétés d’autoroute…), d’entreprises du secteur et d’usagers.

Baisse des crédits attribués à l’entretien du réseau

Si la qualité du réseau routier est à la baisse, c’est également le cas des montants versés par l’Etat pour l’exploitation et l’entretien du réseau. Les 9 645 km de routes nationales (dont l’entretien est à la charge de l’Etat) a vu les investissements qui leur sont dédiés de 760M€ en 2009 à 663M€ en 2015. En 2014, seulement 607M€ avaient été versés.

Un problème lorsque la durée de vie optimale des couches de surface est entre 8 et 15 ans en fonction du trafic, explique le rapport, qui précise que « ces dernières années, le taux de renouvellement annuel des couches de surface a été de l’ordre de 4 à 5 % de la surface totale des chaussées, soit un renouvellement tous les 20 à 25 ans en moyenne ».