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Sécurité routière : un bilan 2016 plus nuancé qu’il n’y paraît ?

Alors que les chiffres de la Sécurité routière publiés à la mi-juin donnaient à voir une stabilisation rassurante, l’association 40 millions d’automobilistes nuance ces propos.

accident de la route

Mi-juin, la Sécurité routière affirmait la stagnation du nombre d’accidents en 2016, dans un communiqué, l’association 40 millions d’automobilistes nuance ce bilan en mettant en lumière ce qu’elle juge comme « un résultat en trompe l’œil ».

L’association et son délégué général, Pierre Chasseray, dénoncent la vision de la Sécurité routière. En cause, les radars, toujours plus présents sur les routes et qui, selon la Cour des comptes, ont vu leur impact sur la sécurité sur les routes amoindri. Ils seraient même aujourd’hui complètement inutiles. Les bons résultats de la Sécurité routière ne seraient dus qu’au nombre grandissant d’infractions relevées et de contraventions adressées.

L’association précise également que dans certains pays européens dont les chiffres de mortalité routière sont plus faibles, les radars sont plus permissifs et émettent une tolérance de quelques kilomètres par heure lorsqu’en France, ce n’est pas le cas. Pour Pierre Chasseray, l’augmentation du nombre de radars et la dissimulation grandissante de ceux-ci sont contre-productifs et annulent le principe de prévention pour se tourner vers la répression, beaucoup moins éducative selon lui.

Le radar aveugle à la prise de stupéfiants

Autre réserve à l’efficacité des radars : ceux-ci se concentrent uniquement sur les excès de vitesse qui occupent une large place sur le podium des causes de mortalité au volant (32% des accidents). Ce dispositif ne se préoccupe alors pas de la prise de stupéfiants et d’alcool (respectivement 9% et 21%).

Daniel Quéro, président de l’association soulève « l’absurdité » de la situation : « l’alcoolémie au volant est même la première cause de mortalité des jeunes de 18 à 25 ans toutes causes confondues, » une contradiction qu’il juge inadmissible.

Pour l’association, un signal positif avait été donné en début d’année avec la remise du prix pour l’innovation à un système mobile permettant de dépister l’alcoolémie et de proposer un service de raccompagnement. Cette innovation pourrait compléter la présence de radars. Mais le système tarde à être mis en place.

Si un conducteur est jugé responsable d’un accident en étant en état d’ivresse, son assurance auto ne prendra en charge ni la réparation de la voiture, ni les frais de justice pouvant s’appliquer. De plus, sa garantie conducteur ne s’appliquera pas.