Voitures-radars privées : roulent-elles dans votre région ?

Le développement des voitures-radars, en partie délégué à des sociétés privées, devrait continuer jusqu’en 2023. Voici un tour d’horizon de leur répartition sur le territoire.

hausse verbalisation

« La grande offensive des radars embarqués », titrait Le Parisien dans son numéro du mercredi 21 avril. Les voitures-radars privées sont peut-être les nouveaux ennemis des automobilistes, à en croire certains articles. Pour rappeler de quoi l’on parle, tout commence en 2013 avec le déploiement de voitures banalisées de police et gendarmerie censées embarquer des radars de vitesse.

A partir de 2018, l’Etat a décidé de confier cette mission à des sociétés privées pour décharger les forces de l’ordre, avec une première expérimentation en Normandie. Les voitures n’ont aucun signe qui permettrait de les reconnaître et les conducteurs payés au kilomètre (et non au nombre de flashs). Pour l’association 40 millions d’automobilistes, « en confiant le contrôle et la sanction de la vitesse à des salariés du privé qui n’ont d’autres qualifications que leur permis de conduire, l’Etat réduit cette mission régalienne à une simple tâche administrative ».

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450 voitures-radars dans huit régions

Le développement des voitures-radars privées est difficile à chiffrer. Le Parisien évoque plus de 200 véhicules d’ici à la fin 2021, répartis sur huit régions, et près de 450 à l’horizon 2023 pour l’ensemble des régions. La Sécurité routière, quant à elle, avance le chiffre de 383 voitures à l’heure actuelle, dont 300 restent aux forces de l’ordre et 83 aux opérateurs privés. Enfin, une annexe du projet de loi de finances parle de 450 voitures (mais en 2021, pas 2023), dont 223 externalisées.

Si les chiffres sont flous, au niveau de la géolocalisation, ce n’est pas mieux : la carte officielle des radars n’est toujours pas mise à jour. On peut néanmoins être informé sur les régions où circulent et circuleront ces voitures-radars. En avril 2021, elles se trouvent en Normandie, Bretagne, Pays-de-la-Loire et Centre-Val de Loire. Avant la fin de l’année, le Grand Est, les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté et la Nouvelle-Aquitaine rejoindront le dispositif. Et en 2023, toute la France sera concernée. L’objectif étant de rattraper les recettes des radars, toujours en chute libre.