Radars anti-bruit : des verbalisations dès 2022

D’après une étude, la pollution sonore coûterait 156 milliards d’euros par an. Pour y remédier, les radars anti-bruit devraient verbaliser d’ici la fin 2022.

previsions trafic embouteillage paris

Selon une étude menée par le Conseil national du bruit (CNB) et l’Agence de la transition écologique, la pollution sonore serait responsable des maux de 25 millions de Français (troubles du sommeil, maladies cardiovasculaires, etc.) et aurait des impacts négatifs sur l’économie (dépréciations immobilières par exemple). Quant à la société, le coût de cette pollution serait de 156 milliards d’euros par an. L’étude pointe du doigt les voitures, les motos et les camions, responsables à eux seuls de 51,8% de cette nuisance.

Une première expérimentation sans verbalisation

Pour lutter contre ce fléau, une expérimentation va être mise en place avec l’utilisation des radars anti-bruit, déjà installés dans huit communes (Lyon, Nice, Bron, Toulouse, Rueil-Malmaison, Saint-Forget, Villeneuve le Roy et la vallée de Chevreuse). De novembre 2021 à avril 2022, ils traqueront d’abord les véhicules jugés trop bruyants au milieu de tous les autres en les flashant. Dès lors sera jugée l’efficacité du système.

Ensuite, la verbalisation se fera à partir de la fin 2022. Il est précisé que le Gouvernement réfléchit déjà à un nouveau décret pour encadrer le montant de l’amende et le seuil de bruit toléré.

Les premiers radars anti-bruit ont été imaginés il y a plus de 50 ans aux Etats-Unis, avec des premiers systèmes installés en 2011. Mais ce sont les Britanniques qui ont installé les tout premiers radars anti-bruit fin 2018 et début 2019.