Radars : ils ne disparaîtront finalement pas de vos applications Waze, Coyote, etc. !

Beaucoup d’automobilistes craignaient de les voir disparaître de leurs écrans et de ne pas être alertés en temps réel sur la route : les radars continueront bien à être répertoriés sur les applications mobiles dédiées à la navigation auto telles que Waze ou Coyote ! C’est la décision qu’a rendue le Conseil constitutionnel ces derniers jours.

code de la route radar

C’est la société Coyote qui avait premièrement déposé un recours en Conseil d’État pour s’opposer à un décret interdisant le signalement des contrôles routiers et plus particulièrement « de rediffuser les messages et indications émis par les utilisateurs de ce service ».

Invoquant la liberté d’expression et de communication des automobilistes, les avocats de l’entreprise Coyote ont également mis en avant un argument financier : le siège de la société est bel et bien situé en France, contrairement à ses concurrents.

L’interdiction de signalement revient aux contrôles routiers avec interception de véhicules

Si les applications pour les conducteurs conservent le droit de signaler les radars sur les routes, elles ne pourront néanmoins pas le faire concernant certains contrôles. Il s’agit surtout des contrôles où les forces de l’ordre sont obligées de demander aux voitures de s’arrêter comme les :

  • Tests d’alcoolémie ;
  • Dépistage de stupéfiants ;
  • Recherches d’individus (pour causes criminelles ou terroristes), etc.

Ces contrôles s’accompagnent d’une durée mais aussi d’un périmètre définis : pas plus de deux heures pour les dépistages et douze heures pour le deuxième type d’investigation ; une zone de 2 kilomètres en agglomération et de 10 kilomètres hors agglomération.

La Sécurité routière avait par ailleurs rappelé que ces alertes aux radars étaient tout à fait justifiées car « le signalement de ces contrôles permet[tait] d’obtenir le résultat espéré, à savoir faire ralentir les conducteurs ».

Même si les automobilistes peuvent toujours profiter des indications sur les radars, une ombre au tableau demeure concernant les autres types de contrôles : les applications telles que Waze ou Coyote reposent avant tout sur un système participatif. Cela signifie que ce sont les utilisateurs qui font vivre l’application avec leurs propres signalements, interventions et commentaires et qui les rendent ainsi visibles à tous les usagers. Il va donc être très difficile pour le ministère de l’Intérieur d’avoir la main dessus et de rendre opérationnelles ces interdictions dans un premier temps.