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Sécurité routière : les radars privés entrent entre service ces jours-ci

Les radars privés embarqués débarquent sur les routes, en Normandie dans un premier temps. Un dispositif qui vise à limiter les excès de vitesse, sans faire l’unanimité.

radar verbalisation

Les radars privés embarqués seront actifs sur les routes très prochainement. En effet, à compter du 23 avril, 26 véhicules dotés de capteurs sillonneront les routes pour verbaliser les automobilistes en excès de vitesse. Banalisées, ces voitures seront conduites par des chauffeurs salariés de sociétés privées. Leur itinéraire sera défini en amont par les préfectures.

Les radars embarqués ne sont pas nouveaux. En phase de test depuis quelques mois, ils ne donnaient toutefois pas encore lieu à des contraventions en cas d’infraction. « Toute la France sera couverte mi-2019 », explique la Sécurité routière, mais c’est d’abord la Normandie qui fera l’expérience du dispositif, avant qu’il ne soit étendu région par région.

Des millions de flashs par an

L’objectif des radars embarqués est incitatif : il doit encourager les automobilistes à mieux respecter les limitations de vitesse. Comme l’explique Julien Thibault, membre du Comité national de la sécurité routière (CNSR), le dispositif a le mérite de faire « peser la présomption de contrôle partout ». La privatisation permettra par ailleurs une plus grande efficacité : le nombre de flashs pourrait passer de 2 à 12 millions par an.

Sans surprise, la mise en place des radars privés ne fait pas l’unanimité. L’association 40 millions d’automobilistes a par exemple dénoncé « une machine à cash ». D’autres craignent aussi des abus, comme à Paris dans le cadre de la privatisation des amendes de stationnement, où l’un des prestataires est accusé d’avoir effectué des contrôles fictifs.