Radars automatiques : avez-vous déjà rencontré ces nouveaux dispositifs ?


Si les radars fixes et autres radars de feu sont bien connus des conducteurs auto, il en existe certains qui échappent à leur vigilance. Et pourtant : il existe des modèles encore peu répandus sur les routes de France en cours d’expérimentation, voire en cours en déploiement. LeLynx.fr revient sur ces dispositifs plus rares que les radars classiques mais tout de mêmes présents, peut-être même sur les routes que vous avez l’habitude d’emprunter ! 

1. Les radars tourelles

Si ce radar n’est pas des plus récents, son déploiement s’est tout de même fait il y a à peine quelques années, en 2019. Polyvalent, ils permet de contrôler non seulement la vitesse à laquelle roulent les automobilistes mais également de vérifier s’ils franchissent les feux rouges ou les passages à niveau aux moments où il est interdit de le faire. 

La particularité des radars tourelles réside également dans le fait qu’ils peuvent servir… de leurre ! En effet, certaines des cabines que vous pouvez voir ne sont pas en état de marche. Elles sont en outre conçues de sorte à ce qu’elles puissent être déplacées. Aujourd’hui, « seul » 1 radar sur 5 est une cabine équipée pouvant relever automatiquement les infractions.

2. Les radars-tronçons

Radars : rencontré nouveaux dispositifs tronçon

En service depuis 2012, les radars tronçons ont pour utilité, comme leur nom l’indique, de contrôler la vitesse moyenne à laquelle roulent les automobilistes sur une portion de route. Pour ce faire, ces appareils ne vérifient pas la vitesse à laquelle un conducteur roule à un moment précis. Ils font plutôt une moyenne sur une section s’entendant de quelques centaines de mètres à peine à près de 30 kilomètres.

Ils ont été déployés dans des zones tristement réputées en raison des accidents qui s’y sont produits. Cela étant, après le déploiement d’une centaine de ces radars à travers la France, l’État a décidé, en 2015, de ne pas continuer leur multiplication. Si le radar fixe est estimé à environ 75 000 euros, celui vérifiant les tronçons coûterait 165 000 euros, soit plus du double… Par ailleurs, l’entretien n’en reste pas moins une tâche ardue puisqu’il faut s’élever à 3,30m du sol, hauteur pouvant être atteinte par ces appareils. Aussi, les résultats obtenus n’ont pas été à la hauteur de ceux escomptés, révèle-t-on du côté de la Sécurité routière.

3. Les radar privés ou voitures radars

Radars rencontré nouveaux dispositifs voitures privés

En circulation depuis 2017, les voitures radars privées ont peu à peu gagné le territoire. Il s’agit de véhicules banalisés, équipés de radars installés à l’avant et à l’arrière, doublés d’un flash infrarouge indétectable par les automobilistes commettant une infraction au Code de la route. Ces voitures sont conduites par des chauffeurs privés, engagés pour suivre un trajet étudié par la Sécurité routière et qu’elle considère comme accidentogène. Les conducteurs à bord de ces véhicules sont seuls et n’ont pas connaissance du nombre d’infractions relevées par les appareils. Environ 450 véhicules devraient être en circulation d’ici 2023.

4. Les radars de bruit

En activité depuis novembre 2021 dans huit communes (Lyon, Nice, Bron, Toulouse, Rueil-Malmaison, Saint-Forget, Villeneuve le Roy et la vallée de Chevreuse), les radars anti-bruit, en phase d’expérimentation, pourraient bien se démocratiser. S’ils ont pour l’instant comme seul but de traquer les véhicules considérés comme trop bruyants, les verbalisations devraient tomber à partir de la fin 2022, après analyse des chiffres et de l’efficacité du système.

Cette phase de test de quelques mois permet de fixer les seuils au-delà desquels les bruits peuvent incommoder les riverains. C’est la valeur de 90 dB qui a été retenue dans le cadre de ces essais, bien que des maires évoquent le fait que le bruit émis par certains véhicules peut atteindre jusqu’à 130 dB (soit la valeur atteinte par un avion de ligne) au plus près des routes concernées.

5. Les radars « anti-freinage » et les radars « cascade »

Radars rencontré nouveaux dispositifs anti-freinage cascade

Il s’agit d’un radar d’un nouveau type qui verra peut-être le jour en France. Déjà en activité chez nos voisins espagnols, ce radar est en mesure de flasher les automobilistes avant même qu’ils n’aient le temps de ralentir à l’approche d’une zone contrôlée.

Présenté en Espagne en 2019, déployé en 2022, ce radar s’appuie en réalité sur autre radar, mobile cette fois, afin de calculer si la vitesse maximale autorisée était bien respectée avant le ralentissement. 

Les autorités souhaitent éviter tout comportement à risque, dont celui consistant à accélérer après avoir rencontré un radar. Pour ce faire, ils ont développé le radar « en cascade », dont la caméra de contrôle prend en flagrant délit d’excès de vitesse tout automobiliste accélérant de nouveau plusieurs centaines de mètres après le premier radar.

Pour l’heure, ce dispositif n’est pas prévu en France, l’État privilégiant les radars mobiles dont la prolifération, elle, ne semble pas ralentir.




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