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Radars automatiques aux feux rouges : mode d’emploi

Claire Tourdot - mis à jour le

En 2009 apparaissaient aux côtés des feux rouges les premiers radars automatiques œuvrant pour la sécurité routière dans les zones urbaines. Bien que régulés par un système de détection implanté sous le bitume, ces dispositifs restent source d’inquiétude pour bon nombre d’automobilistes, notamment lorsque le feu passe à l’orange.

Le fonctionnement des radars aux feux rouges

Contrairement aux radars de vitesse, les radars automatiques situés aux feux tricolores ne sont jamais indiqués par des panneaux de signalisation. Et pour cause, « tout conducteur doit marquer l’arrêt absolu devant un feu rouge », selon l’article R412-30 du Code de la route. De façon à contrer les conducteurs tentés de braver cette règle d’or, le fonctionnement des radars automatiques est infaillible : l’automobiliste en infraction est flashé à deux reprises.

Une première photo est prise après le franchissement de la ligne d’arrêt, puis une seconde lorsque le feu tricolore est dépassé de quelques mètres. Quant à la détection en elle-même de l’infraction, tout se joue sous la chaussée. Deux séries de boucles inductives magnétiques y sont dissimulées pour localiser avec précision le déplacement des voitures.

Astuce Malynx !

Ce contrôle n’est actif qu’au moment où le feu est rouge. Il est tout simplement impossible qu’un automobiliste passant à l’orange soit verbalisé.

Une contravention classique

Niveau sanction, le non-respect d’un feu rouge est considéré comme une infraction de 4e classe entraînant une perte de 4 points sur le permis de conduire et une amende forfaitaire de 135 €. Selon le délai de paiement plus ou moins rapide, cette somme peut être minorée à 90 € ou, au contraire, être majorée à 375 €. En cas de récidive, les sanctions augmentent de façon conséquente : le conducteur doit s’attendre à une suspension de son permis pouvant aller jusqu’à 3 ans.

Circulation au feu rouge

Griller un feu rouge constitue la 5e infraction la plus répandue en France, avec plus de 200 000 verbalisations chaque année.

Contester un PV pour non-respect d’un feu rouge

Bien que chaque cliché émis par les radars automatiques aux feux tricolores soit vérifié par un agent « humain », il peut arriver que certaines verbalisations soient injustifiées. Feu défaillant, passage d’une ambulance, prêt du volant… les circonstances atténuantes sont diverses, mais souvent difficile à prouver. L’automobiliste devra réunir un maximum de preuves (photos du lieu, témoignages…) de manière à appuyer sa contestation. Il peut également demander la photo de l’infraction auprès du Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) : son adresse figure au verso de la contravention.

La demande doit ensuite être envoyée sous 45 jours par courrier recommandé à l’adresse figurant sur l’en-tête de l’avis de contravention. Après examen, trois issus sont possibles :

  • Les poursuites sont abandonnées ;
  • Le juge de proximité est saisi pour statuer sur la situation ;
  • La demande est jugée irrecevable ou non motivée. L’intéressé devra alors régler sa contravention dans les meilleurs délais.
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