Radars : types, infractions, amendes… Tout savoir sur le contrôle automatisé de la vitesse

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Les excès de vitesse constituent l’une des principales causes de mortalité sur les routes. Un constat qui pousse le gouvernement à augmenter sans cesse le nombre de radars automatiques. Si l’initiative appelle fréquemment à la polémique, elle améliore également la sécurité des conducteurs auto. Voici tout ce qu’il y a à savoir sur les radars.

Radars fixes, mobiles, lasers ou encore radars tronçons… On compte plus de 4 500 radars sur tout le territoire français. Quel que soit le modèle, le principe reste le même : en cas d’excès de vitesse, il se déclenche automatiquement pour relever la vitesse du véhicule et sa plaque d’immatriculation.

Où sont situés les radars ?

Les radars sont en priorité implantés sur des sites sensibles où la vitesse entre en jeu dans la majorité des accidents de voiture. Les ronds-points, les entrées et sorties des villes, les péages, les stations services ou les aires de repos constituent ainsi des endroits privilégiés pour des contrôles.

Il n’existe aucune obligation légale de signaler la présence d’un radar. Néanmoins, il arrive que des panneaux de signalisation indiquent en amont la présence de radars fixes.

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Les différents types de radars

On distingue :

  • Les radars fixes : radars de contrôle de vitesse fixes, de franchissement, pédagogiques… ;
  • Les radars déplaçables que l’on appelle également « autonomes » ;
  • Les radars mobiles : radars vitesse embarqués, voitures radars…
L’État prévoit 1 000 radars fixes, 450 radars mobiles, 1 200 radars tourelles, 300 radars feux rouges, 250 radars chantiers ou encore 78 radars de passage à niveau supplémentaires dans les prochaines années.

De quoi entretenir alimenter l’animosité des conducteurs « anti radars » et la Ligue de défense des conducteurs qui estime que « le seul objectif de ce nouveau fléau est de piéger les conducteurs. Ces dispositifs ne feront jamais diminuer l’accidentologie et ne feront qu’occasionner une nouvelle source de stress pour les automobilistes ».

Vers le développement du radar antibruit Méduse en France ?

C’est l’association « Bruitparif » (centre d’évaluation technique de l’environnement sonore d’Ile-de-France) en charge de mesurer les décibels émis dans la capitale qui a développé un outil permettant de jauger rapidement et facilement la nuisance sonore provoquée par un véhicule : le radar Méduse. Celui-ci embarque 4 micros et une caméra à 360° lui permettant d’identifier le véhicule ou appareil produisant le bruit en question. Installés à 5 mètres du sol, ils ont pour principale mission de relever les bruits considérés comme importants et ne sont donc pas assignés à contrôler les excès de vitesse commis par les automobilistes.

La Ville de Paris s’est portée volontaire pour une expérimentation des radars antibruit, déjà déployés dans plusieurs villes d’Île-de-France. Ces radars antibruit ont été installés du côté de la rue d’Avron et rue Cardinet, respectivement dans les 20e et 17e arrondissements de Paris jusqu’en mai 2022. Les données sont actuellement analysées par Bruitparif en vue d’une éventuelle homologation par le gouvernement et mise en service en 2023.

Ce n’est pas une première pour la maire Anne Hidalgo, fraîchement réélue, puisqu’elle avait déjà investi dans des appareils de mesure des décibels, notamment un sonomètre qui permet aux agents de police de verbaliser les scooters et motards qui feraient trop de bruit dans le centre-ville. La mairie de Paris vise une réduction de l’ordre de 2 dB d’ici 2026.

Devenu un problématique de santé publique, le bruit a fait l’objet de nombreuses études dont une datant de 2016 concluant que la deuxième cause de nuisance sonore la plus citée par les Franciliens était celle des deux-roues, derrière les troubles du voisinage. Selon une étude menée par Bruitparif, le bruit émis par les différents transports en commun parisiens feraient perdre près de 11 mois de vie en bonne santé !

Les voitures radars, nouveau dispositif pour lutter contre les infractions

Elles sont en circulation depuis 2017. Les voitures radars privées ont, peu à peu investi le territoire. Derrière cette appellation se cachent des véhicules banalisés que l’on a équipé de radars à l’avant, à l’arrière ou aux deux extrémités du véhicule. Ces voitures sont doublées d’un flash infrarouge quasi indétectable par les automobilistes en train de commettre une infraction au Code de la route.

Afin que ce dispositif présente un maximum d’efficacité et qu’il soit déployé autant que possible, ces véhicules sont conduits par des chauffeurs privés, engagés pour suivre un trajet considéré à risque par la Sécurité routière

En termes de chiffres, l’État souhaite faire de plus en plus faire confiance aux voitures radars. Cela fait-il sans doute écho aux radars automatiques « classiques », souvent vandalisés par leurs détracteurs. L’annexe des « dispositifs de sécurité » de la loi des finances 2021 fait état davantage de radars automatiques, puisque ceux-ci sont portés à 4 700 depuis 2021 et 450 voitures radars dont la moitié sont conduites par des chauffeurs privés.

Ces derniers roulent en moyenne 5h30 par jour, contre 1h45 pour les forces de l’ordre, enclins à intervenir dans le cadre d’autres signalements sur le terrain.

Détecteurs et avertisseurs de radars

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Si les détecteurs de radars sont sensibles aux ondes émises par ces derniers et indiquent leur présence par un signal sonore ou lumineux, les avertisseurs s’appuient, eux, sur une base de données rendue publique et la position GPS du véhicule. Très prisés, ces appareils sont toutefois interdits par la loi depuis 2012. Leur utilisation est passible d’une contravention de 1 500 €, d’un retrait de 6 points sur le permis de conduire et de trois ans de suspension de permis avec confiscation du véhicule.

Pour détourner ces interdictions, certains acteurs du marché commercialisent désormais des « assistants d’aide à la conduite » (AAC). Les dispositifs n’indiquent plus précisément leur emplacement mais identifient des « zones dangereuses » ou des « zones de contrôle ». Mais ces outils sont dans le viseur des autorités et pourraient bien voir leur usage être restreint dans les mois et années à venir.

Excès de vitesse : les conséquences

Dès enregistrement de l’excès de vitesse, le numéro d’immatriculation du véhicule en infraction, ainsi que les clichés pris à l’aide d’un appareil numérique sont transférés au Centre Automatisé de Constatation des Infractions Routières (CACIR), situé à Rennes. Une fois le titulaire de la carte grise du véhicule identifié, une contravention lui est envoyée par courrier dans un délai de 3 à 5 jours ouvrés.

Le conducteur en infraction dispose d’un délai de 14 jours pour payer une amende de 45 € à 90 €, en fonction de l’excès de vitesse. Passé ce délai, le montant grimpe à 135 €, payables sous 45 jours, puis 375 € au-delà. À cela s’ajoute un retrait d’un ou deux points de permis.

Au dessus de 40 km/h de la vitesse autorisée, une suspension immédiate du permis de conduire s’ajoute au retrait de 6 points et une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 €.

Radars : quelle tolérance ?

Comme le rappelle la Sécurité routière, dans le cas où un automobiliste est flashé, on laisse le bénéfice du doute au conducteur. La sensibilité du radar est ainsi généralement fixée à 5 % au-dessus de la vitesse maximale autorisée.

Vitesse maximale autorisée Tolérance Excès de vitesse à partir de
50 km/h 5 km/h 56 km/h
60 km/h 5 km/h 66 km/h
70 km/h 5 km/h 76 km/h
80 km/h 5 km/h 86 km/h
90 km/h 5 km/h 96 km/h
100 km/h 5 km/h 106 km/h
110 km/h 5,5 km/h 116 km/h
120 km/h 6 km/h 127 km/h
130 km/h 6,5 km/h 137 km/h

Si le conducteur est occasionnel

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Une contravention pour excès de vitesse est établie au nom du propriétaire du véhicule, même si celui-ci n’est pas au volant au moment des faits ! En cas de prêt du véhicule à un membre de la famille ou à un proche, les amendes pour dépassement de la vitesse autorisée seront envoyées au domicile rattaché à l’immatriculation de la voiture.

Afin de rétablir les torts, le propriétaire du véhicule peut remplir le formulaire de requête d’exonération qui accompagne la contravention, en indiquant les coordonnées du conducteur au moment des faits.

Le refus de précision d’identité

Le titulaire de la carte grise peut également refuser de préciser l’identité de la personne responsable. Dans ce cas, elle doit joindre à sa requête des justificatifs prouvant qu’il lui était impossible de commettre l’infraction (voyage, attestation d’employeur…) :

  • Si les éléments apportés prouvent l’innocence du propriétaire, il est exonéré de toute poursuite ;
  • Si le tribunal de police est dans l’incapacité de juger la situation, le propriétaire est tenu de s’acquitter de l’amende, sans toutefois perdre de points de permis : on parle de « responsabilité pécuniaire ».
Les radars sont l’outil de prédilection dans la lutte contre les excès de vitesse, une infraction qui peut avoir des conséquences graves sur le permis de conduire mais également le contrat d’assurance d’auto. En comparant les devis d’assurance auto, il est possible d’évaluer l’impact de ce type d’infraction sur le montant des cotisations.