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Tout savoir sur les radars automatiques

Claire Tourdot - mis à jour le

Avec la consommation d’alcool, les excès de vitesse constituent une des principales causes de mortalité sur les routes, ôtant la vie à plus de 1 000 personnes chaque année. Un constat qui pousse le gouvernement à augmenter sans cesse le nombre de radars automatiques. Si l’initiative appelle fréquemment la polémique, elle améliore également la sécurité routière.

Radars fixes, mobiles, lasers ou encore tronçons, on compte plus de 2 000 radars automatiques sur tout le territoire français. Quel que soit le modèle, le principe reste le même : en cas d’excès de vitesse, le radar se déclenche automatiquement pour relever la vitesse du véhicule et son immatriculation.

Des lieux de contrôle privilégiés

Les radars sont en priorité implantés sur des sites sensibles où la vitesse entre en jeu dans la majorité des accidents. Les ronds-points, les entrées et sorties des villes, les péages, les stations services ou les aires de repos constituent ainsi des endroits privilégiés pour des contrôles.

Il n’existe aucune obligation légale de signaler la présence d’un radar. Néanmoins, il arrive que des panneaux de signalisation indiquent en amont la présence de radars fixes.

Détecteurs et avertisseurs de radars

Radars automatiquesSi les détecteurs de radars sont sensibles aux ondes émises par les radars automatiques et indiquent leur présence par un signal sonore ou lumineux, les avertisseurs s’appuient, eux, sur une base de données rendue publique et la position GPS du véhicule. Très prisés, ces appareils sont toutefois interdits par la loi depuis 2012. Leur utilisation est passible d’une contravention de 1 500 €, d’un retrait de 6 points et de trois ans de suspension de permis avec confiscation du véhicule.

Pour détourner ces interdictions, certains acteurs du marché commercialisent désormais des « assistants d’aide à la conduite » (AAC). Les dispositifs n’indiquent plus précisément l’emplacement des radars, mais identifient des « zones dangereuses »…

Excès de vitesse : les conséquences

Dès enregistrement de l’excès de vitesse, le numéro d’immatriculation du véhicule en infraction, ainsi que les clichés pris à l’aide d’un appareil numérique sont transférés au Centre Automatisé de Constatation des Infractions Routières (CACIR) situé à Rennes. Une fois le titulaire de la carte grise du véhicule identifié, une contravention lui est envoyée par courrier dans un délai de 3 à 5 jours ouvrés.

Le conducteur en infraction dispose d’un délai de 14 jours pour payer une amende de 45 € à 90 €, en fonction de l’excès de vitesse. Passé ce délai, le montant grimpe à 135 € payable sous 45 jours, puis 375 € au-delà. A cela s’ajoute un retrait d’un ou deux points de permis.

Au dessus de 40 km/h de la vitesse autorisée, une suspension immédiate du permis de conduire s’ajoute au retrait de 6 points et une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 €.

Si le conducteur est occasionnel

Les conséquences de la fraude à l'assuranceUne contravention pour excès de vitesse est établie au nom du propriétaire du véhicule, même si celui-ci n’est pas au volant au moment des faits ! En cas de prêt du véhicule à un membre de la famille ou à un proche, les amendes pour dépassement de la vitesse autorisée seront envoyées au domicile rattaché à l’immatriculation de la voiture.

Afin de rétablir les torts, le propriétaire du véhicule peut remplir le formulaire de requête d’exonération qui accompagne la contravention, en indiquant les coordonnées du conducteur au moment des faits.

Le titulaire de la carte grise peut également refuser de préciser l’identité de la personne responsable. Dans ce cas, elle doit joindre à sa requête des justificatifs prouvant qu’il lui était impossible de commettre l’infraction (voyage, attestation d’employeur…) :

  • Si les éléments apportés prouvent l’innocence du propriétaire, il est exonéré de toute poursuite ;
  • Si le tribunal de police est dans l’incapacité de juger la situation, le propriétaire est tenu de s’acquitter de l’amende, sans toutefois perdre de points de permis : on parle de « responsabilité pécuniaire ».

Les radars sont l’outil de prédilection dans la lutte contre les excès de vitesse, une infraction qui peut avoir des conséquences graves sur le permis de conduire mais également le contrat d’assurance. En comparant les devis d’assurance auto, il est possible d’évaluer l’impact de ce type d’infraction sur le montant des cotisations.