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Radar tourelle : coups de fusil et tronçonnage contre le dispositif

Les nouveaux radars tourelles déployés cet été ont déjà été dégradés. Réputé incassable, ce dispositif de sécurité auto a parfois subi des attaques très violentes.

Radar vitesse moyenne

Lors du mouvement des Gilets jaunes, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a estimé que 75% des radars avaient été dégradés. Ces actes montraient un refus général des amendes et restrictions de vitesse sur les routes. En réponse, le gouvernement a déployé entre 75 et 80 radars tourelles dès cet été.

Les radars tourelle sont réputés incassables, mesurent 4 mètres de haut et sont surprotégés. Ils peuvent détecter les excès de vitesse dans les deux sens, repèrent de nombreuses infractions au Code de la route et n’émettent pas de flash. Au début des vacances d’été, leurs mérites ont été vantés par le ministère de l’Intérieur qui les a déployés un peu partout en France.

Déjà une douzaine de radars hors d’état

Cependant, le « Goldorak du radar » s’est vite fait prendre pour cible. Pascal Pennac, journaliste à Autoplus, juge qu’une douzaine de radars tourelles ont été vandalisés cet été. Soit plus de 10% du total. La presse locale faisait état de ces dégradations : dans l’Hérault, en Savoie, en Seine-et-Marne ou encore dans l’Aude.

L’un des radars a été mis hors d’état par un coup de fusil de chasse. D’autres ont purement et simplement vu leur mât sectionné à la disqueuse avant d’être jetés dans un fossé. Les attaques sont de plus en plus violentes contre ce dispositif très impopulaire. Les anciens radars, eux, étaient davantage rendus inopérants par des jets de peinture ou des incendies.