Excès de vitesse : le Covid-19 a-t-il diminué les infractions ?

L’année dernière, les confinements successifs ont paralysé les axes routiers pendant plusieurs mois, diminuant ainsi les verbalisations pour excès de vitesse. En revanche, fait plutôt surprenant, les forces de l’ordre ont distribué davantage d’amendes forfaitaires. Comment est-ce possible ?

Amendes excès de vitesse

En 2020, la grande majorité des radars endommagés lors de la crise sociale de 2019 ont été réhabilités, ce qui aurait logiquement dû conduire à une hausse des verbalisations pour excès de vitesse. Pourtant, leur nombre a chuté. La cause ? Les contraintes de déplacement liées à la pandémie de Covid-19. Celles-ci ont empêché les autos de circuler, et donc les conducteurs de commettre des excès de vitesse.

En revanche, la mise en place des règles sanitaires s’est accompagnée de la création d’infractions d’un genre nouveau. Par exemple, les forces de l’ordre ont verbalisé les automobilistes ne respectant pas les mesures de confinement.

Une autre infraction a vu le jour au printemps 2020. Elle a sanctionné les personnes récidivant, sous 15 jours, une violation des « mesures édictées en cas de menace sanitaire grave ou de déclaration de l’état d’urgence sanitaire ».

Au total, une quinzaine de contraventions sur procès verbal électronique ont été créées. Aujourd’hui, les forces de l’ordre utilisent ce procédé dans pas moins de 4 200 villes de France, à l’aide de près de 60 000 smartphones et tablettes (terminaux NEOGEND/NEO).

Les infractions liées au non-respect de la crise sanitaire ont représenté 14 % des PV électroniques de 2020, selon l’Agence Nationale de Traitement Automatisé des infractions (ANTAI).

Ainsi, la crise sanitaire a augmenté considérablement le nombre de verbalisations possibles, ce qui est venu compenser la baisse des sanctions portant sur les infractions traditionnelles.