Limitation à 30 km/h : quels impacts pour les 250 villes qui l’ont adoptée ?

Depuis le lundi 30 août, les automobilistes circulant dans les rues de Paris sont limités à 30 km/h. Mais saviez-vous que 250 villes françaises ont déjà adopté cette limitation de vitesse ? Parmi les agglomérations concernées, on peut citer Lille, Grenoble ou encore Montpellier. LeLynx.fr explore les impacts de cette mesure auto sur la vie des citadins.

zone 30 limitation vitesse

La nouvelle a du mal à passer auprès des Franciliens : désormais, rouler à 50 km/h dans les rues de la capitale n’est plus permis. Cette mesure n’a pourtant rien de nouveau sur le territoire. Les Lillois s’en accommodent depuis octobre 2019, tandis que les Grenoblois l’ont adoptée il y a 5 ans déjà.

Cette règle a pour but d’améliorer la sécurité routière, et de faire diminuer la mortalité des piétons. En effet, selon l’association Prévention Routière, les chances de survie d’un piéton heurté à 50 km/h sont de 53 % seulement. En revanche, lors d’un choc à 30 km/h, elles atteignent 95 %.

Chantal Perrichon, Présidente de la Ligue contre la violence routière, compte aussi sur cette mesure pour « redonner de la place aux piétons et apaiser les déplacements » au sein des agglomérations. La limitation à 30 km/h a en effet pour objectif de rétablir l’équilibre entre les différents modes de transports : voiture, transports en commun, vélo et marche à pied.

Les conséquences du passage à 30 km/h sur notre environnement

Au niveau écologique, les résultats attendus ne sont pas transcendants. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a récemment publié une étude dans laquelle elle pointe le faible impact du passage de 50 à 30 km/h sur la qualité de l’air. Les réductions de vitesse, quand elles concernent des vitesses faibles, n’auraient en effet pas d’influence notoire sur l’environnement.

Quant aux nuisances sonores liées à la circulation des véhicules, elles ne connaissent pas non plus de diminution drastique.

À long terme cependant, cette limitation de la vitesse devrait tout de même produire des effets positifs, en dissuadant les conducteurs de rouler en voiture dans la ville, et en incitant à l’usage d’autres modes de transport plus propres.