Excès de vitesse : clap de fin ?

Une nouvelle réglementation de l’Union Européenne veut vous faire lever le pied… sur l’accélérateur ! Le limitateur de vitesse va devenir obligatoire sur tous les nouveaux modèles d’automobiles à partir de juillet 2022. Explications sur cette décision.

Trafic autoroute

En quoi consiste exactement ce limitateur de vitesse ?

À partir de l’été prochain, tous les nouveaux modèles de véhicules devront en être équipés ! Cette adaptation intelligente de la vitesse (AIV), supposée ralentir les infractions mais surtout tout excès de vitesse, fonctionnera en combinant plusieurs ressorts : 

  • Un signal sonore et/ou visuel pour alerter le conducteur en cas de vitesse excessive ;
  • Une caméra intelligente, capable de décrypter les panneaux de signalisation ;
  • Une connexion au GPS de votre voiture ;
  • Un freinage automatique en cas de dépassement des 130 km/h sur l’autoroute et des 50 km/h en agglomération.

Les constructeurs automobiles eux-mêmes, à l’image de Renault qui prévoit déjà d’incorporer ce système à sa nouvelle Megane e-tech électrique, reconnaissent là une avancée logique concernant l’utilisation de la voiture. Cette installation apportera davantage de sécurité et de sérénité pour les personnes au volant car elles pourront se concentrer uniquement sur la route sans vérifier sans cesse leur compteur. 

Des doutes subsistent sur le limitateur de vitesse, élément du projet « Vision Zéro »

Partie prenante du projet « Vision Zéro », adopté par l’Union européenne dans le but de ne plus compter aucun décès sur les routes du continent d’ici 2050, cette mesure n’est pas du goût de tous ! Et ce, même si le Parlement européen prévoit 30% d’accidents en moins et 20% de décès en moins grâce à ce limitateur de vitesse d’ici 2030.

Malgré des tests concluants (90% des panneaux de signalisation étaient bien reconnus par l’AIV) effectués sur différents parcours, oscillant entre 400 et 500 kms et se déroulant aussi bien en agglomération que sur autoroute, certains organismes ou associations demeurent sceptiques. C’est le cas de Pierre Chasseray, à la tête de l’association 40 millions d’automobilistes. D’après son expérience, les panneaux ne sont pas toujours en adéquation avec la vraie limite imposée et le GPS ne dispose pas forcément d’une mise à jour des plus récentes. Il ne prend donc pas automatiquement en compte les toutes dernières décisions de changements de limitations de vitesse.

Autre élément paradoxal : le conducteur aura toujours le choix de ne pas mettre en route son limitateur. La notion d’obligation est donc quelque peu faussée et laisse entrevoir un certain avenir aux flashs des radars.

Le déploiement de l’AIV sera tout de même mis en place en deux étapes : 

  • Installé sur tous les nouveaux modèles de véhicules en juillet 2022 ;
  • Installé sur tous les véhicules issus des chaînes de production d’ici 2024.