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Auto : des élus locaux reprochent à l’Etat de compliquer le retour aux 90 km/h

Les départements ont la liberté de rehausser la vitesse maximale autorisée sur leurs routes secondaires de 80 à 90 km/h. Mais une circulaire du gouvernement entrave cette possibilité, selon des élus locaux.

La vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires n’en finit pas de faire parler d’elle. En 2019, les départements ont reçu l’autorisation d’assouplir la règle en place depuis 2018 et de repasser certains axes de 80 km/h à 90 km/h. Cependant, une circulaire datée du 15 janvier envoyée par le gouvernement aux préfets vient compliquer cet assouplissement, selon certains élus locaux.  

« Ce document est un guide conçu pour empêcher les élus de revenir sur les 80 km/h », expliquait au Figaro Vincent Descoeur, député LR du Cantal. Parmi les préconisations du gouvernement : pas de tronçons de moins de 10 km pour repasser aux 90 km/h, interdiction des dépassements, pas de route à 90 km/h sur les axes empruntés par des engins agricoles… « Autant dire qu’on zone rurale, on ne pourra revenir sur le 80 km », résumait Vincent Descoeur.

Certains départements ont déjà franchi le pas

Pour autant, certains départements ont déjà franchi le cap et ont opté pour un retour aux 90 km/h sur certaines parties de leurs routes secondaires. C’est notamment le cas de la Haute-Marne, de la Seine-et-Marne et de la Côte d’Or. La Charente-Maritime et les Deux-Sèvres ont aussi annoncé suivre le mouvement.

Selon l’AFP, 25 départements envisageraient d’abandonner les 90 km/h. Reste à savoir si les collectivités iront jusqu’au bout, puisque les contraintes budgétaires et techniques qu’impliquent ce retour en arrière sont lourdes.

Et encore deux départements repassent aux 90 km/h !
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