En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. En savoir plus
Vous pouvez également consulter notre politique de confidentialité ici.

Un troisième département va abandonner les 80km/h

Après la Haute-Marne et la Seine-et-Marne, la Côte d’Or a annoncé un retour aux 90km/h pour une partie de son réseau. Près de 40 départements pourraient suivre le mouvement.

Aura-t-on un pays à deux vitesses ? Depuis l’année dernière, les départements ont le choix de revenir à la limitation des routes à 90km/h. La Haute-Marne a été la première à montrer l’exemple en décidant dès le début du mois de janvier 2020 l’abandon des 80km/h. La Seine-et-Marne vient elle aussi de prendre cette option, et bientôt la Côte d’Or devrait suivre.

Le président du Conseil départemental de Seine-et-Marne, Patrick Septiers, justifie ainsi le choix : « L’abaissement de la vitesse à 80km/h sur l’ensemble du réseau n’a pas prouvé sa pertinence. Nous avons réalisé une étude qui va au-delà de ce qu’exige la loi en prenant compte de l’accidentologie, du type de trafic, des vitesses constatées, de la configuration de la chaussée et de l’environnement ».

Quand les automobilistes sont sanctionnés pour rouler trop lentement !
Lire l'article

44 départements veulent revenir aux 90km/h

Après ces deux premiers retours aux 90km/h, le président du Conseil départemental de la Côte d’Or a annoncé qu’il allait suivre le mouvement. « J’avais initialement annoncé que 80 à 90% du réseau routier départemental (…) pourrait repasser à 90km/h. Les nouvelles règles, définies unilatéralement par le gouvernement, ne le permettent pas ». L’abandon des 80km/h ne concerna donc que 1 000km de route sur les 5 670km du réseau de la Côte d’Or.

Selon un pointage réalisé par Le Parisien, près de 44 départements affirment leur volonté de revenir aux 90km/h. 22 autres ont au contraire assuré qu’ils voulaient maintenir les 80km/h, soit pour baisser la mortalité routière, soit pour des raisons budgétaires. Enfin, 29 départements ne se déclarent ni pour ni contre, et devraient rester aux 80km/h. Ce qui, dans les faits, ferait bien de la France un pays à deux vitesses.